Egypte : prison annulée pour Moubarak, qui sera rejugé pour corruption

le
0
Egypte : prison annulée pour Moubarak, qui sera rejugé pour corruption
Egypte : prison annulée pour Moubarak, qui sera rejugé pour corruption

La justice égyptienne devra rejuger son ancien président, Hosni Moubarak. Mardi, la Cour de cassation a ordonné l'annulation de sa condamnation initiale en mai 2014 à trois ans de prison pour le détournement de fonds publics pour plus de 10 millions d'euros pour la rénovation de ses palais présidentiels, ordonnant un nouveau procès.

L'ancien Raïs, âgé de 86 ans et à la santé précaire, n'a pas été remis en liberté «parce que la décision de la cour de Cassation n'a pas ordonné sa remise en liberté», ont annoncé la télévision et l'agence de presse d'Etat, citant un haut responsable du ministère de l'Intérieur. «La décision sera entre les mains du parquet général ou du nouveau tribunal qui va le rejuger», a précisé l'agence Mena. Mais son avocat Farid al-Deeb avait assuré qu'Hosni Moubarak était libre, son client ayant «purgé sa peine». «Il restera toutefois dans cet hôpital militaire car il est malade», a ajouté le défenseur.

Nouveau procès ou abandon des poursuites

«Quelle que soit mon opinion concernant Moubarak, légalement, il doit être remis en liberté car il a purgé sa peine ou il approche de la fin et, s'il demeure détenu, ce ne peut être que le résultat de pressions politiques», a estimé auprès l'avocat Gamal Eid, qui dirige l'ONG égyptienne Arabic Network for Human Rights Information. La plus haute juridiction égyptienne a également annulé la condamnation à quatre années de prison de ses deux fils, Alaa et Gamal Moubarak, dans la même affaire de détournements. 

Le 30 novembre, un tribunal avait déjà abandonné en appel les accusations de meurtre de manifestants, qui lui avaient valu la prison à vie en première instance. Un abandon des accusations que l'Egypte avait accueilli dans l'indifférence. L'ex-Raïs, qui avait démissionné en février 2011 à l'issue d'une révolte populaire après 30 années au pouvoir, restait en détention dans un hôpital militaire du Caire dans ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant