Egypte : prison à vie pour des agressions sexuelles sur la place Tahrir

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Egypte : prison à vie pour des agressions sexuelles sur la place Tahrir
Egypte : prison à vie pour des agressions sexuelles sur la place Tahrir

L'Egypte affiche à nouveau sa volonté de mettre un terme à l'impunité qui prévalait jusqu'alors concernant les agressions sexuelles. Deux adultes ont été condamnés jeudi à la prison à vie, et un adolescent de 16 ans à 20 ans de prison, pour des agressions sexuelles lors d'une manifestation. La peine de prison à vie se traduit par 25 années de détention au maximum en Egypte

Ces faits ont été commis lors de rassemblements sur l'emblématique place Tahrir en juin dernier. Les condamnés comparaissaient pour diverses accusations dont viol, kidnapping, agressions sexuelles et actes de torture, notamment sur une mère et sa fille.

L'avocat Ahmed Mesilhy, spécialisé dans la défenses des mineurs, s'est insurgé contre la peine infligée à l'adolescent. «La peine maximale pour un mineure est de 15 ans de prison, on ne devrait condamner un enfant que dans le but de le réhabiliter, non de se venger», a-t-il déclaré.

Sévir contre les agressions sexuelles

Le nouveau pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi, l'ex-chef de l'armée qui a destitué et arrêté il y a un an l'islamiste Mohamed Morsi, avait promis de sévir contre les hommes auteurs d'attouchements et d'agressions sexuelles, notamment lors de rassemblements publics. Une pratique courante que subissent nombre de femmes et jeunes filles notamment au Caire.

Sept hommes ont déjà été condamnés le 16 juillet à la prison à vie pour avoir agressé des femmes lors de manifestations célébrant la victoire à la présidentielle du maréchal à la retraite Sissi, entre les 3 et 8 juin au Caire. Une vidéo d'une jeune fille dénudée tentant d'échapper à ses bourreaux et couverte de bleus sur la place Tahrir bondée avait fait le tour du monde. Les images avaient provoqué un tollé international et poussé le gouvernement à annoncer que la justice condamnerait désormais lourdement de tels actes.

Jusqu'alors, les organisations de défense des droits de la Femme ont ...

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