Egypte : «oui» à la nouvelle constitution mais faible participation au référundum

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Egypte : «oui» à la nouvelle constitution mais faible participation au référundum
Egypte : «oui» à la nouvelle constitution mais faible participation au référundum

L'armée crie victoire en Egypte. C'est un «oui» massif qui est sorti des urnes ce samedi : 98,1% des votants ont voté en faveur d'une nouvelle constitution pour le pays. Près de 53 millions d'Egyptiens avaient été appelés aux urnes mardi et mercredi afin de valider ce projet, concocté par une commission nommée par le gouvernement intérimaire. Le nouveau texte ne modifie que très marginalement les pouvoirs institutionnels, notamment ceux du président et renforce ceux - déjà exorbitants- de l'armée. Il exclut néanmoins l'ensemble des clauses qui renforçaient les devoirs religieux, ajoutées sous l'ex-président Mohamed Morsi.

Dans la soirée, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a appelé Le Caire à mettre en oeuvre «les droits et libertés qui sont garantis dans la nouvelle constitution au profit du peuple égyptien et d'avancer vers la réconciliation». 

Une faible participation de 38,6%

Ce référendum «prouve que le 30 juin était une révolte populaire», a jubilé à la tribune Salah al-Din Abdel Maqsoud, le chef du service d'information du gouvernement, peu avant l'annonce des résultats officiels, ce samedi soir. A cette date, la rue s'était soulevée pour réclamer le départ du président islamiste Mohamed Morsi. Ce dernier avait finalement été évincé du pouvoir et arrêté dans la foulée en juillet. Un gouvernement intérimaire avait été mis en place par les militaires.

Aux yeux de l'armée, le résultat du référendum d'aujourd'hui sonne donc comme «la» confirmation du peuple de la destitution de Morsi. S'il n'a attiré que 38,6% des électeurs, les militaires lui accordent une grande légitimité. En effet, la participation au vote reste supérieure au référendum constitutionnel de 2012, lorsque Mohamed Morsi était au pouvoir, avec 32,9% de participation. De quoi, donc, contenter les autorités actuelles.

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