Egypte-Morsi ne sera pas jugé par un tribunal militaire-procureur

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LE CAIRE, 18 février (Reuters) - Un procureur égyptien a démenti mercredi que l'ancien président Mohamed Morsi ait été déféré devant un tribunal militaire, ce qu'avait annoncé mardi l'agence de presse officielle Mena. L'ex-président est en procès actuellement devant des tribunaux civils pour plusieurs affaires. Premier président démocratiquement élu en Egypte, Mohamed Morsi, issu de la mouvance des Frères musulmans, a été renversé en juillet 2013 par l'armée à la suite de grandes manifestations contre son pouvoir, et placé en détention. "Lorsque le procureur de la République a transmis le dossier à la justice militaire, les noms de Morsi et de Khairat Chater (un responsable des Frères musulmans) ne figuraient pas parmi la liste des prévenus", a déclaré à Reuters Haïssam Gamal, procureur dans la ville de Suez, où l'affaire est instruite. L'agence Mena avait rapporté mardi que Morsi, Chater et Mohamed Badie, guide suprême de la confrérie, avaient été déférés devant la justice militaire. Un peu plus tard, elle avait cité une source judiciaire qui démentait que Morsi et Chater figurent parmi la liste des accusés traduits devant un tribunal militaire. L'affaire en question concerne 199 accusés et porte sur la mort de plus de 30 personnes, écrit Mena. Les prévenus sont accusés de meurtre et de tentative de meurtres et d'incendie criminel de plusieurs églises dans la ville de Suez. Les autorités égyptiennes ont élargi les champs de compétence des tribunaux militaires en octobre dernier, en leur permettant de juger des civils pour des chefs d'inculpation comme celui d'attaque contre des installations de l'Etat ou celui de blocage de voie publique. (Mahmoud Mourad; Eric Faye pour le service français)

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