Egypte : Morsi, de l'espoir au rejet

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Egypte : Morsi, de l'espoir au rejet
Egypte : Morsi, de l'espoir au rejet

Lors de sa victoire en juin 2012, Mohamed Morsi lance, place Tahrir, qu'il sera «le président de tous les Egyptiens» et le garant des idéaux démocratiques de la révolte qui fit tomber Hosni Moubarak. Un an plus tard, il laisse un pays profondément divisé avant d'être écarté par l'armée.

Morsi dénonce désormais un «coup d'Etat complet», après avoir affirmé la veille qu'il était prêt à «donner sa vie» pour défendre une «légitimité» acquise lors de la première élection présidentielle démocratique de l'histoire du pays. Mercredi soir, après l'annonce par l'armée de sa destitution, l'homme n'entend pas quitter ses fonctions. «Je suis le président élu d'Egypte», a-t-il lancé dans un enregistrement vidéo.

Son allure ronde, ses manières simples et son parler compréhensible par tous avaient contribué à un certain état de grâce durant les premiers mois à la tête de l'Etat de cet ancien dirigeant du puissant mouvement des Frères musulmans.

VIDEO. Juin 2012 : la place Tahrir lors de l'élection de Morsi

Rapidement, cependant, il apparaît à de nombreux Egyptiens comme avide de pouvoir, imbu d'idéologie politico-religieuse et cherchant à restaurer un régime autoritaire. Des manifestations massives ont lieu pour réclamer son départ. Le 25 décembre 2012, une constitution très contestée est adoptée. L'opposition laïque, de gauche et libérale, dénonce un texte adopté par une commission dominée par les islamistes, qui ouvre selon elle la voie à des interprétations rigoristes de l'islam et offre peu de garanties pour certaines libertés.

VIDEO. Décembre 2012 : des anti-Morsi aux portes du palais présidentiel

Certains accusent cet homme de 61 ans de n'être qu'une marionnette de l'opaque bureau politique des Frères musulmans et le «mouton» de leur guide suprême, le très secret Mohamed Badie.

L'humoriste le plus célèbre d'Egypte, Bassem Youssef, le brocarde chaque semaine dans un ...

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