Egypte : menacés de dispersion, les pro-Morsi ne désarment pas

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Egypte : menacés de dispersion, les pro-Morsi ne désarment pas
Egypte : menacés de dispersion, les pro-Morsi ne désarment pas

Barricadés depuis plus d'un mois avec femmes et enfants sur deux places du Caire, en Egypte, les partisans du président islamiste déchu, Mohamed Morsi, appellent de nouveau à manifester ce lundi. Ces rassemblements pourraient être dispersés par la force alors que l'ultimatum fixé par les autorités à la fin du ramadan a expiré. La communauté internationale, qui a récemment tenté en vain une médiation, redoute elle une nouvelle effusion de sang en cas d'intervention des forces de l'ordre.

Des hauts responsables de la police et du ministère de l'Intérieur ont affirmé dimanche que les policiers allaient d'abord encercler les sit-in des places Rabaa al-Adawiya et Nahda avant de les disperser en plusieurs jours et après «plusieurs sommations». Une fois le siège entamé, la police attendra «deux ou trois jours avant de se mettre en mouvement pour disperser les manifestants», selon l'un d'eux. Ils n'ont pas précisé quand débuterait l'opération, assurant que «la décision n'était pas encore prise».

«Nous aurons des martyrs»

Sur la place Rabaa, aucune présence policière n'était visible lundi matin, alors que des milliers de partisans du président déchu achevaient à l'aube les prières nocturnes, derrière des remparts de fortune, faits de sacs de sable et de briques empilés, et gardés par des volontaires. L'un d'eux a dit s'attendre à ce que la police finisse par intervenir par la force. «Nous aurons des martyrs. Le prix à payer sera élevé mais la victoire nous attendra au bout du chemin», a-t-il assuré.

Plus tôt, en réponse aux menaces gouvernementales, Farid Ismaïl, haut responsable des Frères musulmans, la confrérie de Morsi, avait assuré que «le peuple égyptien poursuivrait sa révolution» pour exiger le retour du premier président élu démocratiquement en Egypte. S'adressant aux «dirigeants du coup d'Etat» lors d'une conférence de presse sur la place Rabaa dans la nuit, il avait appelé les ...

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