Egypte-Les pro-Sissi raflent tous les sièges au scrutin de liste

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    LE CAIRE, 25 novembre (Reuters) - "Pour l'amour de 
l'Egypte", coalition d'une dizaine de partis politiques 
favorables au président Abdel Fattah al Sissi, a remporté sans 
surprise les soixante sièges attribués au scrutin de liste lors 
de la seconde phase des élections législatives. Ceux-ci 
s'ajoutent aux soixante autres sièges qu'elle avait raflés lors 
du premier tour à la mi-octobre.   
    Le scrutin s'est déroulé dimanche et lundi au Caire et dans 
douze autres provinces du pays.  ID:nL8N13H07E  
    Le taux de participation s'est élevé à 29%, a déclaré 
mercredi la commission électorale égyptienne en annonçant les 
résultats officiels.  
    Sur les 222 sièges en lice au scrutin majoritaire uninominal 
lors de cette seconde phase, seuls neuf sont en ballottage et 
feront l'objet d'un nouveau tour de scrutin les 1er et 2 
décembre. 
    Selon les termes de la Constitution adoptée avant l'élection 
de Sissi à la présidence en 2014, le futur Parlement sera 
composé de 568 élus -- 448 au scrutin uninominal et 120 au 
scrutin de liste. En outre, 28 autres députés seront nommés par 
le président Sissi à l'issue du scrutin, ce qui portera à 596 le 
nombre total de députés. 
    Les résultats provisoires du scrutin sont attendus le 3 
décembre et la liste définitive des parlementaires devrait être 
communiquée le 20 décembre. 
    L'Egypte se trouve sans Parlement depuis juin 2012, date à 
laquelle la justice a prononcé la dissolution de l'assemblée 
démocratiquement élue après le renversement du président Hosni 
Moubarak en 2011, et dominée par les Frères musulmans. 
    Alors chef de l'état-major, Abdel Fattah al Sissi a évincé 
l'année suivante le président Mohamed Morsi, issu de la 
confrérie et lui aussi démocratiquement élu. L'organisation, qui 
est le plus ancien mouvement islamiste du pays, a depuis été 
interdite, étant considérée comme une formation terroriste. 
    Des formations socialistes et libérales qui auraient pu 
attirer les voix des opposants ont finalement décidé de ne pas 
se présenter, ce qui a laissé le champ libre aux partisans du 
chef de l'Etat, à des personnalités de l'ancien régime, à des 
notables de province et à des hommes d'affaires.      
 
 (Ali Abdelaty; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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