Egypte : les pro-Morsi appellent à la protestation, l'armée à l'unité

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Egypte : les pro-Morsi appellent à la protestation, l'armée à l'unité
Egypte : les pro-Morsi appellent à la protestation, l'armée à l'unité

Deux ans et demi après la chute d'Hosni Moubarak, chassé par une révolte populaire, l'armée a renversé mercredi l'islamiste Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu d'Egypte. Il a été transféré ce jeudi à l'aube au ministère de la Défense. Son équipe est, elle aussi, détenue dans un bâtiment militaire. Quelques heures après, le président du Conseil constitutionnel Adly Mansour a prêté serment comme président par intérim, ouvrant la voie à une délicate transition. Un proche de Morsi a affirmé que ce dernier appelait «les Egyptiens à résister pacifiquement à ce coup d'Etat, comme il le fera lui-même». Un appel à une mobilisation vendredi a été lancé.

La détention du premier président élu et de sa garde rapprochée est la dernière étape d'une série de mesures des forces de sécurité qui ont resserré leur étau sur les Frères musulmans, dont Morsi est issu, en lançant 300 mandats d'arrêt contre ses membres, dont des hauts dirigeants. Le chef suprême des Frères Musulmans, Mohammed Badie, a été arrêté mercredi et gardé au secret.

L'armée, qui a suspendu la Constitution, suscite l'inquiétude à l'étranger, le président américain Barack Obama appelant à réviser l'importante aide militaire à l'Egypte, et l'Union européenne réclamant une nouvelle présidentielle rapidement. Pour autant personne ne qualifie la destitution de Mohamed Morsi de coup d'état.

Vendredi

0h05. L'armée appelle à l'«unité» et la «réconciliation». Elle rejette «la vengeance» pour «réaliser la réconciliation nationale» dans un texte publié sur la page Facebook officielle de son porte-parole. Alors que les islamistes ont appelé à manifester vendredi, les forces armées soulignent que «les rassemblements pacifiques et la liberté d'expression sont des droits garantis pour tous».

Les événements de jeudi

Minuit. Les Etats-Unis demandent ne pas «détenir arbitrairement Morsi. ...

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