Égypte : les oubliés du gouvernement

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Le gouvernement Qandil, qui a prêté sermet jeudi, est composé de 29 technocrates sur les 35 ministres nommés.

Le Caire

La nomination d'un inconnu, Hicham Qandil, au poste de premier ministre, trois semaines après la victoire de l'islamiste Mohammed Morsi, a déçu bon nombre d'opposants en Égypté. La formation de son équipe est venue accentuer les doutes. Révolutionnaires et coptes semblent les grands oubliés de cette formation.

Le gouvernement Qandil qui a prêté serment jeudi est constitué d'une majorité de technocrates: 29 sur les 35 ministres nommés. Huit ont servi sous le gouvernement post-révolution d'el-Ganzouri. «Nous sommes bien loin d'un gouvernement révolutionnaire, bien loin aussi d'un afflux de sang neuf à la tête de l'Égypte», souligne Moustapha Kamal al-Sayyid, professeur de sciences politiques à l'université du Caire. En obtenant quatre portefeuilles, dont ceux de l'Éducation, du Logement et de la Jeunesse, le parti Liberté et Justice, des Frères musulmans, a pris soin de ne pas se mettre en première ligne. Cette mise en retrait aurait pu être interprét

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