Égypte : les islamistes face à la crise

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Alors que les manifestations violentes se poursuivent dans la capitale, les Frères musulmans, devenus la première force politique au Parlement, évitent de critiquer trop durement l'armée au pouvoir.

Après cinq jours d'émeutes, qui ont fait 12 morts, le centre du Caire ressemble à une zone de guerre. Depuis la nuit de samedi, les autorités ont élevé cinq murs autour du ministère de l'Intérieur pour contenir plusieurs centaines d'Égyptiens qui continuent de défier la police dans une atmosphère irrespirable de gaz irritants. Ces manifestants ne décolèrent pas et accusent toujours le pouvoir d'être responsable du drame de Port-Saïd, où au moins 74 supporteurs ont péri dans des affrontements à l'issue d'un match de football. Signe de son embarras, ces cinq murs de lourds blocs de béton sont la seule réponse concrète du Conseil suprême des forces armées, qui, sourd aux demandes des Égyptiens, évoque l'œuvre de forces intérieures et extérieures, cherchant à «faire chuter la police, l'armée et l'Égypte tout entière».

Ce nouveau sursaut de violences décontenance également les Frères musulmans, qui depuis les élections législatives constituent la pr

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