Égypte : le retour improbable des fonds détournés

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Les contours de la fortune de l'ex-raïs égyptien restent nébuleux. Les pays européens ont lancé des enquêtes, mais les procédures choisies pourraient traîner en longueur.

Trente minutes. C'est le temps qu'il a fallu à la Suisse pour demander le gel des avoirs de Moubarak et de 11 personnalités égyptiennes aussitôt après la chute du régime, vendredi 11 février. Avec «effet immédiat», a tenu à préciser le ministère des Affaires étrangères. À ce jeu-là, la Confédération helvétique a été la plus rapide. Une façon pour elle de redorer son blason, alors qu'elle traîne une réputation de paradis fiscal.

Mais une demi-heure, c'était déjà trop long. Hosni Moubarak aurait préparé la disparition de ses fonds depuis près de trois semaines, d'après des sources issues des services secrets anglo-saxons citées par le journal britannique The Telegraph. Une demi-heure, c'est aussi un délai qui semblera ridicule au final si des poursuites judiciaires sont lancées: elles risquent de durer des années. Le cas échéant, «ce sera en effet à l'État égyptien de prouver l'origine frauduleuse des fonds, et non pas aux ex-dirigeants égyptien

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