Egypte : le gouvernement démissionne à l'approche de la présidentielle

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Egypte : le gouvernement démissionne à l'approche de la présidentielle
Egypte : le gouvernement démissionne à l'approche de la présidentielle

Les Egyptiens vont élire d'ici à la mi-avril leur nouveau président. Le chef de l'armée, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, qui est aussi ministre de la Défense et vice-Premier ministre, entend bien briguer ce poste. Pour être éligible, il lui fallait notamment démissionner du gouvernement actuel. Mais il ne s'est pas retiré seul. Ce lundi, c'est tout le gouvernement du Premier ministre Hazem el-Beblawi qui a   présenté sa démission au président par intérim Adly Mansour.

«Le gouvernement a assumé pendant les six ou sept derniers mois sa responsabilité et son devoir», a souligné le chef de gouvernement démissionnaire, et «n'a pas épargné ses efforts pour sortir l'Egypte de la mauvaise passe où elle se trouvait», louant notamment l'action de la police et de l'armée, qui réprime depuis début juillet les Frères musulmans partisans du président élu en juin 2012 Mohamed Morsi, mais destitué par l'armée en juillet 2013.

Il ne reste plus désormais au maréchal Al-Sissi qu'à quitter l'armée ou à prendre sa retraite de militaire pour remplir toutes les conditions pour être éligible. Il est de loin la personnalité la plus populaire du pays parce qu'il incarne pour beaucoup la stabilité.

VIDEO. Egypte : le gouvernement démissionne avant la présidentielle

La «révolution» en danger

Le seul candidat déclaré pour le moment, le leader de gauche Hamdeen Sabbahi. Ce dernier redoute un retour à un pouvoir autoritaire alors que la répression qui a fait plus de 1.400 morts, selon Amnesty International, et des milliers d'arrestations dans les rangs islamistes, vise désormais aussi les militants progressistes de la jeunesse. Pour cet inlassable militant, opposant sous Morsi, et, avant lui, sous Hosni Moubarak, c'est la «révolution» qui a mis fin début 2011 à 30 ans de pouvoir absolu du «raïs» qui est aujourd'hui en danger.

«Les jeunes manifestants de 2011 contre Moubarak puis des défilés anti-Morsi fin ...

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