Égypte : le combat d'une femme contre la torture

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PORTRAIT - Arrêtée par l'armée place Tahrir, Samira Ibrahim a subi en prison la torture et le «test de virginité». Depuis, elle réclame justice.

Elle a le visage poupin, encadré d'un voile rose bonbon soigneusement épinglé, habilement assorti à un liseré de poudre pailletée dessiné le long des paupières. Samira Ibrahim est coquette, mais elle est loin d'être frivole. Son apparence juvénile dissimule un caractère d'acier trempé. À l'image de Maïkel Nabil, blogueur emprisonné pendant dix mois pour avoir critiqué l'armée, réduit à la grève de la faim pour faire reconnaître ses droits et finalement libéré de façon très opportune par les militaires la veille du premier anniversaire de la révolution, Samira Ibrahim a rejoint les rangs des héros presque malgré eux de l'après-25 janvier. Son visage, tagué au pochoir sur les murs du Caire, est aujourd'hui le symbole de la torture militaire.

Il y a un an, le 9 mars 2011, cette jeune femme de 25 ans, originaire de Haute-Égypte, était arrêtée par l'armée sur la place Tahrir. Comme quelque deux cents autres manifestants, elle exigeait que justice soit fa

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