Egypte: la violence continue, Facebook sous surveillance

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Egypte: la violence continue, Facebook sous surveillance
Egypte: la violence continue, Facebook sous surveillance

Une personne a été tuée jeudi soir par balle dans des heurts à Alexandrie, dans le nord de l'Egypte, entre partisans et opposants du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée. D'après des responsables des services de sécurité, la police a tiré des grenades lacrymogènes pour séparer les deux camps qui s'affrontaient.

Depuis la destitution par l'armée du seul président jamais élu démocratiquement d'Egypte il y a sept mois, plus d'un millier de manifestants pro-Morsi ont été tués par les soldats et les policiers qui répriment toute mobilisation de l'opposition, ou par des partisans des nouvelles autorités installées par les militaires.

La confrérie de Mohamed Morsi, les Frères musulmans, a été désignée en décembre «organisation terroriste» et mise hors jeu par le régime sous la tutelle du général al-Sissi, promu récemment maréchal que l'armée soutient en vue de la présidentielle. Depuis, des centaines de milliers de membres de la confrérie islamiste risquent jusqu'à cinq ans de prison s'ils manifestent ou sont découverts en possession d'écrits ou d'enregistrements de la confrérie.

Les réseaux sociaux sous haute surveillance

Et leurs dirigeants, dont la plupart sont actuellement jugés pour plusieurs chefs d'accusation, risquent la peine capitale. Samedi, lors des célébrations du troisième anniversaire de la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak après trois décennies de pouvoir absolu, une cinquantaine de personnes avaient été tuées dans des violences. La moitié d'entre-eux avaient trouvé la mort dans la seule ville du Caire.

Par ailleurs, les autorités égyptiennes ont prévenu qu'elles arrêteraient toute personne incitant sur les réseaux sociaux à la violence, notamment contre les forces de l'ordre devenues cible d'attentats. Dans un communiqué, le ministère égyptien de l'Intérieur affirme ainsi que «les autorités compétentes au sein du ministère utilisent ...

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