Égypte : la transition dans une phase décisive

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Alors que le pays célèbre mercredi, dans un climat tendu, la chute de Moubarak, les généraux négocient toujours le passage du pouvoir aux islamistes. Avec une vidéo BFMTV

Un an tout juste après le début du soulèvement contre Hosni Moubarak, deux visages de l'Égypte vont se toiser mercredi sur la place Tahrir du Caire, symbole de la révolution égyptienne. D'un côté, les Frères musulmans, en position de force depuis leur entrée massive au nouveau Parlement, ont appelé la foule à «célébrer» la chute du raïs et à soutenir la transition conduite sous le contrôle de l'armée. De l'autre, de nombreux mouvements de contestation accusent la confrérie de «confisquer» la révolution et réclament «le départ immédiat des militaires». Un face-à-face périlleux que le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a tenté de déminer en annonçant mardi la levée de l'état d'urgence, qui était en vigueur depuis plus de trente ans.

Après la brutale répression d'une ­manifestation de coptes à Maspero (23 morts) et les affrontements sanglants de la rue Mohammed-Mahmoud à l'automne (36 morts), les militaires semblent en effet craindre que

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