Egypte : la sanglante répression fait 278 morts dont 43 policiers

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Egypte : la sanglante répression fait 278 morts dont 43 policiers
Egypte : la sanglante répression fait 278 morts dont 43 policiers

Plus d'un mois après la destitution de l'ex-président égyptien Mohammed Morsi par l'armée, le Caire a été le théâtre d'un véritable bain de sang ce mercredi. Pour mater la colère des partisans de l'ancien chef de l'Etat qui manifestent massivement depuis plusieurs semaines dans la capitale, la police a lancé une vaste opération dès le matin pour les déloger. Les forces de l'ordre ont pris d'assaut leurs deux lieux de rassemblement, la place Rabaa al-Adawiya et la place Nahda, peu après 7 heures, armées de grenades lacrymogènes, d'armes automatiques et de bulldozers.

Le bilan humain de ces affrontements est encore difficile à établir. Le gouvernement évoque 278 morts dont 43 policiers et 1 403 blessés à travers tout le pays. Mais le bilan pourrait être bien plus lourd. De leur côté, les Frères musulmans, le mouvement islamiste dont sont issus M. Morsi et ses partisans, parlent de plus de 2 200 morts et 10 000 blessés. Face à ces violences, le gouvernement a décrété l'état d'urgence, entré en vigueur dès 16 heures heure locale (même heure à Paris). Des couvre-feux seront également instaurés tous les soirs et «jusqu'à nouvel ordre» au Caire et dans 13 provinces du pays, de 19 heures à 6 heures du matin heure locale, a indiqué un porte-parole du gouvernement.

Quant à la communauté internationale, elle condamne unanimement cette répression.

>> Revivez uivez minute par minute les événements de la journée

22h12. Retour au calme dans tout le pays, selon des responsables de la sécurité.

22h08. Les alliés occidentaux auraient mis en garde l'Egypte contre la répression. Jusqu'à la dernière minute, ils auraient exhorté les dirigeants égyptiens à ne pas utiliser la force pour écraser le sit-in des partisans du président déchu islamiste Mohamed Morsi, arguant qu'ils ne pouvaient se permettre les dégâts politiques et économiques, selon l'Espagnol Bernardino Léon, représentant spécial ...

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