Égypte, la deuxième révolution

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Il a suffi de quelques heures pour que la place Tahrir s'embrase à nouveau. Avec une nouvelle cible : le pouvoir militaire.

À son passage, les manifestants crachent et profèrent des jurons. L'effigie grandeur nature du maréchal Mohamed Hussein Tantaoui - une planche de contreplaqué sur laquelle on a collé sa photo en grand uniforme - est brandie haut dans le ciel de la place Tahrir, exposée à la vindicte populaire. Le vieux compagnon de l'ancien président Moubarak, à la tête des forces armées pendant vingt ans, n'est plus qu'un épouvantail pour les dizaines de milliers de jeunes gens venus hurler leur colère.

En quelques jours, le tour de passe-passe politique, l'escamotage national, le mensonge consistant à mettre tous les péchés du régime sur le compte du raïs Hosni Moubarak, pour le contraindre à la démission, a volé en éclats. Aux commandes de l'Egypte depuis le 11 février, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), présidé par le maréchal Tantaoui et composé de vingt galonnés, gouverne à coups de communiqués et n'apparaît aux Égyptiens que sur les plans fixes de la t

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