Égypte : la démocratie en panne avant la présidentielle

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La justice a déclaré «illégal» le Parlement dominé par les islamistes.

«L'Égypte vient de vivre le coup militaire le plus doux qui soit. Nous serions outragés si nous n'étions pas si épuisés», écrit sur son compte Twitter Hossam Bahgat, un célèbre défenseur des droits de l'homme, connu de tous les activistes au Caire.

Jeudi, la Haute Cour constitutionnelle égyptienne a décidé d'invalider un tiers des sièges de la Chambre basse du Parlement, élue durant l'automne et l'hiver dernier. Ce sont les fauteuils des députés indépendants qui sont visés. La plupart d'entre eux, frères musulmans ou salafistes, sont en fait issus des partis politiques islamistes et ont bénéficié de leur appui pendant la campagne. D'après la décision de justice, ce traitement de faveur n'est pas conforme au principe d'égalité inscrit dans la Constitution de 1973. Cette décision entraînerait de facto la dissolution du Parlement et crée un sentiment de vertige intense, à deux jours du deuxième tour de la présidentielle et à moins de deux semaines de la d

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