Égypte : la contre-révolution des nostalgiques de Moubarak

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Lors de son procès en avril dernier, l'ancien président Hosni Moubarak pouvait compter sur ses partisans les plus fidèles.
Lors de son procès en avril dernier, l'ancien président Hosni Moubarak pouvait compter sur ses partisans les plus fidèles.

Samedi, les Égyptiens célèbrent le troisième anniversaire de la révolution qui, durant l'hiver 2011, avait détrôné le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans. Dans sa chute, le vieux raïs avait entraîné avec lui bon nombre de ses partisans, notamment les membres de son mouvement politique, le Parti national démocratique (PND), qui ne lui avait survécu qu'un mois. Orphelins de leur leader, les fidèles de Moubarak, appelés feloul - restes d'une armée en déroute -, étaient alors aux abois, et déjà pour eux, on sonnait l'hallali. "Les feloul sont à l'origine un immense réseau, à l'échelle de l'Égypte, de grandes familles, de chefs de tribu, de patrons et de notables locaux, tous fidèles au régime", explique Clément Steuer, chercheur en sciences politiques à l'Institut oriental de l'Académie des sciences de Prague. Au moment de la chute du régime, l'objectif était on ne peut plus simple pour eux : "Tenter de préserver leurs intérêts et ceux de leurs clients." Trois ans après, ceux dont on ne donnait pas cher de la peau sont revenus au pouvoir. Le 25 janvier, ils célèbrent la révolution, moins celle de 2011 que celle survenue durant l'été 2013, quand des milliers d'Égyptiens, soutenus par l'armée, faisaient tomber le premier président de la République élu, Mohamed Morsi, aujourd'hui en procès. Une destitution qui avait sonné pour les feloul comme un véritable retour aux affaires. Un rapprochement avec...

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