Égypte : l'opposition craint pour sa liberté de parole

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L'inculpation d'un célèbre humoriste accusé d'avoir raillé le président islamiste illustre le durcissement du régime.

Correspondante au Caire

Il l'a échappé belle. Mais pour combien de temps? Après un interrogatoire de cinq heures, dimanche, au parquet égyptien, le célèbre humoriste Bassem Youssef a été libéré contre une caution d'environ 1 700 euros, en attendant les résultats de l'enquête. Son «crime»? Avoir insulté l'islam et le président Morsi. La plainte, déposée auprès du procureur général par 12 citoyens, lui reproche de s'être moqué du «rituel de la prière» et d'avoir «raillé l'image du président à l'étranger»: des accusations qui font craindre aux opposants et journalistes d'être plus systématiquement épinglés par la justice, dans un pays dominé par les islamistes et où la libre expression héritée de la révolution de janvier 2011 se trouve aujourd'hui menacée.

Avec son émission satirique, «Bernameg» («Le Programme»), inspiré du «D...



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