Égypte, Jordanie : le lourd prix du retour au calme

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L'accalmie relative en Égypte et dans les autres pays arabes ne signifie pas la fin des problèmes. L'envolée des prix alimentaires devrait maintenir les gouvernements et leurs finances sous pression.

Ramener et surtout maintenir le calme risque de coûter cher aux pays arabes en proie à la contestation. Pour s'attirer les bonnes grâces des protestataires, la Jordanie et l'Égypte ont annoncé des réformes politiques. Cela ne devrait pas suffire, alors que la flambée des prix alimentaires menace de provoquer de nouvelles émeutes de la faim.

La solution, pour les gouvernements en place, est connue: contrôler les prix afin d'atténuer les effets de la valse des étiquettes pour les ménages. Ces mesures sont déjà anticipées par les agences de notation, dont la mission est de mesurer le risque lié à l'endettement des pays. Dernière en date, Moody's a placé la note de la Jordanie sous surveillance négative ce mardi, prélude à une baisse de la note de l'État.

 

Les finances dans le rouge

 

En janvier, et alors que la révolution grondait en Tunisie, le précédent gouvernement jordanien avait déjà annoncé des hausses de salaires et des retraites, des réductions

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