Égypte: « Il y a un risque de guerre confessionnelle »

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INTERVIEW - Gilles Kepel, spécialiste de l'Islam et du monde arabe, est notamment l'auteur de Passion arabe , aux Éditions Gallimard.

LE FIGARO. - Peut-on parler d'un retour à la case départ?

Gilles KEPEL. - C'est plus compliqué. Ça en a l'apparence dans la mesure où c'est désormais l'état-major militaire qui est aux commandes, comme à l'époque de Moubarak ou lorsque le Conseil suprême des forces armées exerçait l'essentiel des pouvoirs exécutifs, entre la chute de Moubarak et l'élection de Morsi. Mais, en même temps, cette action de l'armée a été légitimée par la manifestation du 30 juin (qui a désavoué Mohammed Morsi, NDLR). On est face à un dilemme que la démission de Mohamed ElBaradei a explicité hier. Ces libéraux, ces démocrates avaient majoritairement voté Morsi en juin 2012, parce qu'ils étaient opposés à son adversaire Ahmed Chafiq, dernier premier ministre de Moubarak, et parce qu'ils rejetaient ces milita...

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