Egypte-Des ONG des droits de l'homme dans le collimateur de la justice

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    LE CAIRE, 27 mars (Reuters) - Les autorités égyptiennes 
mènent une nouvelle campagne de reprise en main des ONG de 
défense des droits de l'homme, interrogeant leurs employés et 
ordonnant des gels d'avoirs, en les accusant d'avoir accepté des 
fonds de l'étranger pour déstabiliser le pays après le 
soulèvement de 2011 qui a entraîné la chute du président Hosni 
Moubarak. 
    Les militants égyptiens des droits de l'homme disent être 
confrontés à l'opération la plus dure dans l'histoire des ONG, 
dans le cadre d'une campagne plus large visant les libertés 
conquises à la faveur de la "révolution du Nil", qui avait 
commencé le 25 janvier 2011. 
    On ignore pour l'instant combien d'organisations vont faire 
l'objet d'enquêtes, lesquelles visent déjà au moins six ONG bien 
connues en Egypte. 
    Ont été visés entre autres Hossam Bahgat, fondateur d'EIPR 
(Initiative égyptienne pour les droits de la personne) et Gamal 
Eïd, fondateur du Réseau arabe pour l'information sur les droits 
de l'homme. 
    Un juge d'instruction a interdit aux deux hommes de se 
rendre à l'étranger et a ordonné le gel de leurs avoirs, en 
l'attente d'une décision de justice fixée au 20 avril. 
    Selon le directeur associé d'EIPR, Heba Morayef, le gel des 
avoirs devrait s'étendre au groupe dans son ensemble, ce qui 
pourrait l'obliger à fermer ses bureaux. 
 
 (Lin Noueihed et Ahmed Aboulenein; Eric Faye pour le service 
français) 
 
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