Égypte : confidences sur le chemin des urnes

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REPORTAGE - Ils ont choisi un des douze candidats à la présidentielle. Espoirs et inquiétudes.

De notre envoyé spécial au Caire

À deux pas de la cohue, des embouteillages de touk-touks et des monceaux d'ordures qui jonchent les avenues défoncées d'Imbaba, un quartier populaire situé au nord-ouest du Caire, la file d'électrices ne cesse de s'allonger à l'entrée de l'école Chorouk. Certaines portent le niqab, beaucoup un simple voile, d'autres encore, coptes pour la plupart, vont tête nue. Avant de s'engager dans le bureau de vote, toutes doivent décliner leur identité devant deux policiers en uniforme et un militaire armé d'un fusil d'assaut. Puis vient l'heure de cocher le nom de leur favori parmi les douze candidats à l'élection présidentielle et de tremper le doigt, ultime formalité, dans un pot d'encre bleue.

«Appliquer la loi de Dieu»

«C'est une sensation formidable de pouvoir enfin exprimer notre avis sans être influencées par quiconque», explique Hoda Mohammed Fathi. Médecin, cette trentenaire qui porte le voile intégral vient de voter pour Mohammed

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