Egypte : au moins trois morts à la veille des résultats du référendum

le
0
Egypte : au moins trois morts à la veille des résultats du référendum
Egypte : au moins trois morts à la veille des résultats du référendum

Des heurts entre policiers et islamistes ont fait au moins trois morts vendredi en Egypte. Ces accrochages interviennent après la tenue mardi et mercredi d'un référendum constitutionnel, première étape de la «transition démocratique» promise par l'armée et présenté par les autorités comme une caution populaire à l'éviction du président Mohamed Morsi. L'annonce des résultats est prévue samedi en fin de journée.

Si la victoire du «oui» -avec 98% des voix selon le quotidien gouvernemental «Al-Ahram»- ne faisait aucun doute avant même la tenue du référendum, la participation sera scrutée à la loupe, d'autant qu'un proche du très populaire chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, véritable homme fort du pays, a laissé entendre qu'elle servirait d'«indicateur»  à ce dernier à l'approche de la présidentielle. Les autorités misent sur un taux de participation supérieur aux 32,9% enregistrés lors du référendum constitutionnel de 2012.

Les affrontements ont éclaté dans plusieurs villes, en marge de manifestations islamistes organisées à l'appel de l'Alliance contre le coup d'Etat, une coalition pro-Morsi chapeautée par les Frères musulmans, dont est issu le président destitué début juillet. Le parti islamiste  avait remporté toutes les élections depuis l'éviction de Moubarak, avaient appelé à boycotter le scrutin.

Un homme de 23 ans a été tué à Fayyoum, à 100 km au sud du Caire, et deux autres dans la capitale, selon le ministère de la Santé. A Alf Maskan, au Caire, des manifestants ont tiré des feux d'artifice sur la police qui, après avoir entendu des tirs d'armes automatiques, s'est repliée. Un policier a tiré au fusil d'assaut en direction des protestataires.

Plus de 120 arrestations

L'Alliance contre le coup d'Etat a appelé à une «semaine révolutionnaire pacifique», alors que les manifestations dégénèrent régulièrement en violences. Pendant les deux jours du ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant