Égypte: Alexandrie, entre deuil et colère

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REPORTAGE - Malgré les tensions et la confusion qui règent à Alexandrie, les habitants de la ville sont décidés à manifester «jusqu'à la chute du régime» et s'organisent pour assurer leur sécurité.

La prière de midi vient tout juste de s'achever. Dans le haut-parleur de la mosquée al-Kaed Ibrahim, une voix rocailleuse harangue le petit millier de manifestants venus dire leur colère et leur peine. D'ici quelques instants, le cortège s'ébranlera entre carcasses de camions calcinés et poubelles éventrées, direction le cimetière où deux manifestants tués ces derniers jours doivent être inhumés. «Il faut occuper la rue sans relâche jusqu'à la chute du régime», encourage le cheikh. «Le gouvernement nous dit que les policiers vont revenir, mais nous ne voulons plus d'eux. Depuis qu'ils sont partis, nous nous sommes pris en main. Les jeunes d'ici sont parfaitement capables d'assurer notre protection.»

 

Les «comités de quartier» s'organisent

 

Plus encore qu'au Caire, une étrange atmosphère d'autogestion flotte ces jours-ci dans les rues d'Alexandrie. La police n'y a pas remis les pieds depuis vendredi dernier et l'armée est plutôt discrète en dehors des

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