Egyptair-Toutes hypothèses examinées, aucune privilégiée-Ayrault

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 (Avec déclarations complémentaires, Vidalies, contexte) 
    PARIS, 20 mai (Reuters) - Aucune hypothèse n'est à ce stade 
privilégiée pour expliquer la disparition jeudi d'un Airbus A320 
d'Egyptair, qui effectuait un vol entre Paris et Le Caire, a 
déclaré vendredi le ministre français des Affaires étrangères à 
France 2. 
    "Toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n'est 
privilégiée car nous n'avons absolument aucune indication sur 
les causes. D'ailleurs nous recherchons des débris de l'avion", 
a dit Jean-Marc Ayrault. 
    Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la disparition 
du vol MS804, à bord duquel se trouvaient 56 passagers de 12 
nationalités dont 15 ressortissants français. 
    Jean-Marc Ayrault a précisé qu'il recevrait samedi au Quai 
d'Orsay les représentants de leurs familles, les ambassadeurs 
des pays concernés et les représentants des services impliqués 
dans l'enquête. 
    Le Premier ministre égyptien, Cherif Ismaïl, a déclaré qu'il 
était trop tôt pour avancer la moindre explication, y compris 
celle d'un attentat comparable à celui qui a provoqué l'an 
dernier la chute d'un avion russe peu après son décollage 
d'Egypte, tuant 224 personnes. 
    Mais son ministre de l'Aviation civile, Cherif Fathi, a dit 
pour sa part que l'hypothèse d'un acte terroriste était plus 
probable que celle d'une défaillance technique.    
    "J'ai eu mon homologue M. Sameh Choukri deux fois au 
téléphone hier, il ne m'a pas dit ça", a nuancé Jean-Marc 
Ayrault. "Il m'a dit simplement qu'il voulait que toutes les 
hypothèses soient examinées en toute transparence." 
    La France contribue aux recherches de l'avion en 
Méditerranée avec l'Egypte, la Grèce et d'autres pays. Elle a 
déjà envoyé un avion sur place et un autre suivra, ainsi que des 
navires, a précisé le ministre des Affaires étrangères.  
    Trois inspecteurs du bureau enquêtes et analyse de 
l'aviation civile (BEA) et un expert d'Airbus ont également été 
dépêchés au Caire. 
    "Il est vraisemblable que dans les heures ou les jours qui 
arrivent, dès lors qu'on aura pu localiser à peu près la zone où 
pourrait se trouver l'épave de cet avion, alors la France pourra 
mettre à disposition aussi ses capacités techniques pour la 
recherche sous-marine", a déclaré à France Info le secrétaire 
d'Etat aux Transports, Alain Vidalies. 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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