EgyptAir, état d'urgence : comment le risque terroriste a envahi nos vies

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Des soldats dans les rues de Toulouse, une vision désormais banale. Jusqu'à baisser la vigilance ?
Des soldats dans les rues de Toulouse, une vision désormais banale. Jusqu'à baisser la vigilance ?

Au lendemain du crash de l'Airbus A320 d'EgyptAir, l'évocation immédiate de l'hypothèse d'un attentat en dit long sur l'intrusion du terrorisme dans nos vies et dans nos esprits, selon les éditorialistes de la presse quotidienne. « Le péril djihadiste a envahi notre espace mental », estime Florence Chédotal dans La Montagne Centre-France, « Le terrorisme est devenu le bruit de fond de notre société. On y pense. Ce qu'on a pu traiter, un temps, comme une anomalie, une aberration est entré à notre insu dans le paysage. » Il faut donc « vivre désormais, et sans doute pour longtemps, avec de telles questions et affronter de tels risques », souligne aussi Guillaume Goubert, de La Croix.

Dans Le Journal de la Haute-Marne, Christophe Bonnefoy se désole : « C'est triste à dire, mais le terrorisme, même si évidemment on ne se résout pas à vivre avec, entre désormais dans le domaine du possible, au même titre que la défection d'un élément de l'A320. » « Le crash de l'Airbus d'EgyptAir et la multiplication des attentats de Bagdad résonnent comme un rappel. Daech fait peser sur nos sociétés une menace constante », écrit Jean-Louis Hervois dans La Charente libre.

La sécurité impossible

« Le premier devoir des autorités est de travailler sans cesse à renforcer la sécurité des citoyens, enjeu très lourd en France à quelques semaines de l'ouverture de l'Euro de...

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