Egil Olsen : "La Norvège était au même niveau que Malte en 1990"

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Egil Olsen : "La Norvège était au même niveau que Malte en 1990"
Egil Olsen : "La Norvège était au même niveau que Malte en 1990"

En Norvège, Egil Olsen est une légende, sélectionneur des Vikings de 90 à 98, "Drillo" a fait d'une sélection errant dans les bas-fonds du classement FIFA, une équipe pratiquement invincible. Le tout en proposant un jeu pas franchement attractif. L'un des derniers vrais excentriques du football mondial livre ici les raisons de son succès.

Vous êtes un coach atypique, connu pour votre militantisme. J'étais un militant de gauche, membre d'un mouvement de protestation contre la guerre au Vietnam au début des années 70, Vietnambevegelsen i Norge. C'était un peu notre mai 68 norvégien. La gauche norvégienne est encore très sceptique à propos des États-Unis et d'Israël. Elle a encore de forts positionnements idéologiques par rapport à cela et je me reconnais là-dedans.
D'où vient cet intérêt pour la vie publique ? J'ai lu beaucoup d'auteurs français quand j'étais étudiant dont Sartre et Camus, principalement en français car les traductions dénaturent toujours un peu l'œuvre. Mes préférés sont Le mythe de Sisyphe et La Chute. Je parle un peu français du coup.
Au début des 90's, vous prenez la sélection norvégienne en mains, dont la dernière participation au Mondial remonte à 1938... L'équipe était en gros au même niveau que Malte ou l'Estonie.
Et pourtant, 4 ans plus tard, vous vous qualifiez pour le Mondial 1994 en finissant premier d'un groupe composé de l'Angleterre, les Pays-Bas, la Turquie et la Pologne... Entre 1991 et 1994, l'organisation défensive a été notre succès le plus important. J'ai organisé l'équipe de manière très stricte, structurée, 100% de défense de zone. L'auteur George Curtis m'a beaucoup influencé. Il avait très tôt écrit un article Flat back four, a entraîné à Rosenborg en 1969 et est un des précurseurs de la défense en zones. Je me suis approprié le concept et je l'ai poussé encore plus loin, en faisant un flat four avec le milieu. Je crois avoir été le premier à le faire.
Concrètement, ça se traduisait comment ? Mes milieux ne marquaient pas l'adversaire, ne suivaient pas ceux qui n'avaient pas le ballon, juste celui qui l'avait. Notre position sur le terrain est importante, pas celle de l'adversaire. Celui qui a le ballon est le seul opposant avec de l'importance. Avec cette tactique, personne n'a trouvé comment nous battre. Pendant plusieurs années consécutives, on devait être à 0,6, 0,7 but encaissé par match.
Mais le principe de ce marquage de zone au milieu, c'est quoi…





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