Effondrement d'un immeuble près de Paris, au moins 2 morts

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EFFONDREMENT MEURTRIER D'UN IMMEUBLE PRÈS DE PARIS
EFFONDREMENT MEURTRIER D'UN IMMEUBLE PRÈS DE PARIS

PARIS (Reuters) - Deux personnes, un enfant de huit ans et une octogénaire, sont décédées dimanche dans l'effondrement d'un immeuble d'habitation à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), près de Paris et six autres résidents, vraisemblablement ensevelis sous les décombres, étaient portés disparus, ont déclaré les autorités.

L'accident est très probablement dû à une fuite de gaz qui a provoqué une explosion et soufflé le bâtiment de quatre étages, contigu à un immeuble similaire qui menace à son tour de s'effondrer après avoir été évacué.

Une dizaine de personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, a déclaré à la presse le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli.

Trois personnes, deux adultes conscients désormais hospitalisés et la personne âgée décédée, ont pour l'heure étaient extraites des décombres.

L'enfant de huit ans a été sorti mort des gravats par des voisins accourus sur place avant l'arrivée des secours, a précisé Philippe Galli. L'effondrement s'est produit dimanche matin aux alentours de 07h00.

Des habitants ont raconté à Reuters TV des scènes d'"horreur".

Neuf personnes étaient initialement portées disparues, mais après enquête de l'identité judiciaire, il apparaît que six résidents, qui n'ont pas répondu aux appels téléphoniques des autorités et de leurs proches, pourraient être bloqués sous l'amas de débris que les pompiers dégagent précautionneusement pièce par pièce.

"Nous cherchons trois personnes au deuxième étage, une au premier et deux au rez-de-chaussée, sachant que les trois étages sont empilés les uns sur les autres", a dit Philippe Galli, qui a refusé de préciser s'il s'agissait d'adultes ou d'enfants.

COURSE CONTRE LA MONTRE

Le colonel Bernard Tourneur, qui coordonne les secours, a dit avoir bon espoir de retrouver des survivants.

"Nous nous attendons à travailler encore au moins jusqu'à demain dans la journée", a-t-il déclaré.

Les quelque 150 pompiers déployés retirent un par un les gravats puis font appel à des chiens spécialement entraînés à ce type de situation pour détecter d'éventuels signes de vie.

"Les opérations de déblaiement se poursuivent de manière assez lente pour éviter tout suraccident. (...) Les opérations sont très risquées parce que la partie du bâtiment qui reste encore debout menace de s'effondrer", a dit le colonel Tourneur.

Des pompiers procédaient à l'étaiement du bâtiment pour éviter sa chute.

"Au fur et à mesure qu'on enlève les décombres, celui-ci se fragilise et menace de s'effondrer sur les sauveteurs", a expliqué l'un d'eux.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s'est rendu dimanche matin sur place, a émis avec "prudence" l'hypothèse d'une explosion consécutive à une fuite de gaz.

Des travaux de construction sont en cours dans ce quartier, où une nouvelle école doit ouvrir ses portes à l'occasion de la rentrée des classes, mardi.

"Il pourrait s'agir de gaz. Il y a des travaux de gaz et ERDF localement qui auraient pu entraîner cette explosion, mais aujourd'hui l'origine reste inconnue", a confirmé le commandant Gabriel Plus, porte-parole des pompiers.

La municipalité et les services de l'Etat s'efforçaient dimanche de trouver une solution de relogement pour 22 personnes évacuées de l'immeuble adjacent. Dix chambres d'hôtel ont pour l'heure été réservées.

(Sophie Louet avec Morade Azzouz)

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