Effondrement au Bangladesh : au moins 200 morts, polémique sur la sécurité

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Effondrement au Bangladesh : au moins 200 morts, polémique sur la sécurité
Effondrement au Bangladesh : au moins 200 morts, polémique sur la sécurité

L'effondrement mercredi d'un immeuble abritant plusieurs ateliers de confection près de la capitale du Bangladesh, Dacca, a fait au moins 200 morts et un millier de blessés, selon un nouveau bilan révisé à la hausse jeudi. Par ailleurs, de nombreuses personnes coincées dans les gravats continuent d'appeler à l'aide. «Les secouristes progressent prudemment pour les en retirer», a expliqué un responsable des secours. Le précédent bilan faisait état de 175 morts, en majorité des femmes.

Environ 1.500 personnes ont déjà été secourues, mais les autorités ne peuvent dire combien sont encore sous les décombres. Un millier de blessés sont par ailleurs soignés à l'hôpital, selon Hiralal Roy, médecin urgentiste de l'hôpital Enam, proche du lieu de l'accident. Les services de secours n'utilisent plus d'équipement lourd pour déblayer le site, afin d'éviter de mettre en danger les survivants.

L'immeuble Rana Plaza s'est effondré comme sous l'effet d'un séisme à 9 heures locales (5 heures en France) mercredi, à Savar, près de Dacca. Sur les huit étages, seul le rez-de-chaussée est resté intact. La Première ministre, Sheikh Hasina, a décrété une journée de deuil national ce jeudi et les drapeaux sont en berne

Une construction illégale employant 2 600 personnes

Ce drame souligne une nouvelle fois les problèmes de sécurité dans l'industrie textile bangladaise. Selon le ministre de l'Intérieur, Muhiuddin Khan, cet immeuble était une construction illégale. 2 600 personnes y travaillaient selon l'Association des fabricants et exportateurs de textile au Bangladesh.

Dès mardi soir, à la veille de la tragédie, certains ouvriers travaillant dans les ateliers de confection s'étaient publiquement inquiétés de fissures. Ils ont toutefois dû revenir travailler sur ordre de leurs chefs. «Les responsables nous ont forcés à revenir et, une heure après notre retour, le bâtiment s'est effondré», a rapporté Mousumi, une...

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