EELV doit sortir de l'ornière groupusculaire, dit Cohn-Bendit

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EELV doit sortir de l'ornière groupusculaire, dit Cohn-Bendit
EELV doit sortir de l'ornière groupusculaire, dit Cohn-Bendit

PARIS (Reuters) - La "très difficile" mission du nouveau leader d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Pascal Durand, sera de sortir le parti de l'ornière groupusculaire" dans laquelle il s'est mis, a estimé lundi le député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit.

Pascal Durand a pris samedi la succession de la ministre du Logement Cécile Duflot à la tête d'EELV, qui a obtenu un groupe à l'Assemblée nationale grâce à un accord avec le Parti socialiste malgré le faible score (2,3%) de sa candidate Eva Joly à l'élection présidentielle. Deux de ses membres sont entrés au gouvernement.

Pour Daniel Cohn-Bendit, qui a fustigé la semaine dernière dans Libération une "détestable (...) course aux maroquins" ministériels de sa formation, EELV doit s'adresser à la société française, et pas aux seuls militants, pour exister désormais.

"Pascal Durand a une mission très difficile, c'est-à-dire de sortir Europe Ecologie de l'ornière groupusculaire dans laquelle nous nous sommes mis, donc de se rouvrir à la société. Il le veut", a-t-il dit à la presse après un entretien avec François Hollande à l'Elysée.

"Le problème c'est qu'on a toujours tendance à Europe Ecologie à parler aux militants, or il y a de moins en moins de militants, et on oublie de parler à la société et aux électeurs. Voilà le verrou qu'il faut faire sauter", a-t-il ajouté.

Elu "hyper réalo", Daniel Cohn-Bendit estime qu'avoir un groupe d'élus à l'Assemblée nationale n'est utile qu'"avec une force politique qui existe dans la société".

"Sinon, on est le Parti radical vert (...) Et il nous manque la Dépêche du Midi", a-t-il plaisanté, en référence au Parti radical de gauche, allié du PS dont le président Jean-Michel Baylet dirige le groupe de presse La Dépêche du Midi.

"Après deux ans de solidarité avec le gouvernement, aller aux européennes ça va être difficile, il faudra avoir quelque chose à proposer, un discours européen, être capable de parler aux électeurs", a encore estimé Daniel Cohn-Bendit.

EELV avait obtenu le score de 16,3% aux élections européennes de 2009.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • 748bip le lundi 25 juin 2012 à 16:28

    Pour en sortir, il faudrait commencer à ne pas en être (un groupuscule) parce qu'en réalité, EELV n'est autre qu'un groupuscule.