Éducation prioritaire : pourquoi le plan d'attaque de Peillon séduit

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Le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon.
Le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon.

Ce sont en moyenne 150 000 élèves qui sortent chaque année du système éducatif sans formation. Trois ans après leur sortie, 40 % d'entre eux sont au chômage. Cet échec, c'est celui de l'école, martèle Vincent Peillon, qui veut s'attaquer aux racines du mal : la grande difficulté scolaire, qui se concentre particulièrement dans les zones d'éducation prioritaire, qui, depuis 30 ans, n'ont de prioritaire que le nom. Pour preuve, les résultats du dernier classement Pisa de l'OCDE, qui évalue tous les trois ans les systèmes éducatifs d'une soixantaine de pays : le système français est l'un de ceux qui reproduisent le plus les inégalités. En 1982, les Zep devaient "donner plus à ceux qui ont moins. Elles sont devenues au fil du temps des zones d'exclusion programmée. Une politique erratiqueIl faut dire que jusqu'ici, en matière de zones d'éducation prioritaire, le ministère a brillé par ses hésitations. Dès 1984, Chevènement, qui succède rue de Grenelle à leur créateur Alain Savary, n'y est pas favorable. Jospin les remet au goût du jour en 1988, avant que Lang ne les délaisse à son tour en 1992. En 2006, Robien lance les "réseaux ambition réussite". L'idée est bonne, mais les moyens ne suivent pas. Puis Luc Chatel crée un nouveau réseau, baptisé Éclair (école, collège, lycée pour l'innovation, l'ambition et la réussite) en 2010, dont l'axe essentiel est la lutte contre la violence, pas la réussite scolaire. "Toutes ces...

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