Éducation prioritaire : en finir avec 30 ans d'échec

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L'éducation prioritaire, qui scolarise 20 % des élèves, a échoué jusqu'à présent à corriger les inégalités.
L'éducation prioritaire, qui scolarise 20 % des élèves, a échoué jusqu'à présent à corriger les inégalités.

"Si on veut donner à ceux qui ont le moins les mêmes chances de réussite", il faut franchir "un palier dans les moyens", avait déclaré Vincent Peillon en décembre. Objectif : refonder l'éducation prioritaire, qui scolarise 20 % des élèves, afin de la rendre enfin efficace. À la veille d'une conférence de presse qui doit annoncer cette réforme, le gouvernement a pris les devants et a annoncé mercredi ses premières mesures.

Premier axe des mesures : rendre l'éducation prioritaire plus attractive pour les enseignants. Il s'agit de "rendre plus attractifs pour les enseignants les postes dans les territoires qui concentrent le plus de difficultés, stabiliser les équipes", comme l'avait expliqué François Hollande mardi lors de ses voeux. En effet, les établissements en éducation prioritaire, qui accueillent beaucoup d'élèves de familles défavorisées, pâtissent d'une forte rotation des personnels.

Le temps et l'argent

Pour mettre fin à ce turn-over, deux leviers : le temps et l'argent. Le temps, d'abord : les enseignants bénéficieront "d'un temps pour se former, travailler en équipe et développer les relations avec l'élève et sa famille". En décembre, Vincent Peillon avait indiqué que des décharges horaires seraient accordées à des enseignants en éducation prioritaire en primaire et en secondaire. Chaque heure de cours sera comptabilisée comme 1,1 heure, sachant que les instituteurs effectuent 24 heures de classe par semaine et les...

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  • cavalair le jeudi 16 jan 2014 à 14:29

    avant d'en finir avec 30 ans d'echecs finissons en avec 20 mois. Virons les