Éducation prioritaire - Agnès Van Zanten : "J'ai peur que toutes ces bonnes intentions ne restent lettre morte"

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Pour la sociologue Agnès Van Zanten, ce plan paraît sans aucun doute beaucoup plus ambitieux que ce que l'on a pu faire jusqu'à présent.
Pour la sociologue Agnès Van Zanten, ce plan paraît sans aucun doute beaucoup plus ambitieux que ce que l'on a pu faire jusqu'à présent.

La sociologue Agnès Van Zanten, directrice de recherche au CNRS et spécialiste des politiques et inégalités éducatives, revient sur le plan en faveur de l'éducation prioritaire annoncé jeudi par le ministre de l'Éducation nationale. Vincent Peillon a notamment revalorisé les indemnités du personnel de l'éducation prioritaire et déchargé les enseignants d'une partie de leur temps de classe pour qu'ils puissent échanger avec les autres acteurs (parents, associations, assistantes sociales, conseillers d'orientation...). Le Point.fr : Les mesures pour les "réseaux d'éducation prioritaire" (Rep) ont-elles des chances d'améliorer les résultats des élèves et les conditions de travail des enseignants ? Agnès Van Zanten : Cette réforme a du bon. C'est intéressant d'avoir mis l'accent sur la dimension pédagogique, cela va permettre de changer la façon de travailler dans ces zones d'éducation prioritaire. Donner davantage de moyens aux professeurs et accroître leur rémunération ne peut pas être mauvais non plus ! J'ai cependant une inquiétude : dans quelle mesure va-t-on pouvoir contrôler les effets de ces mesures annoncées ? Il existe notamment un flou autour de l'utilisation des heures libérées. Et comment s'assurer que la hausse des salaires va bien être perçue comme une incitation à travailler en dehors des heures de classe, et non comme une compensation à la pénibilité du métier ? Mais le plan proposé ne...

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