Education nationale : «T'es pour les terroristes ou pour les Français ?»

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Education nationale : «T'es pour les terroristes ou pour les Français ?»
Education nationale : «T'es pour les terroristes ou pour les Français ?»

Pour ou contre les terroristes ? C'est un peu irréel, mais c'est dans ces termes que s'est poursuivie la discussion sur les attentats, hier, parmi les élèves du collège Rosa-Parks de Gentilly (Val-de-Marne). Jeudi, certains avaient perturbé la minute de silence en hommage aux victimes de « Charlie Hebdo ». Un phénomène observé dans de nombreuses classes, et sur lequel pourrait revenir aujourd'hui Najat Vallaud-Belkacem. La ministre de l'Education nationale, qui souhaite une grande mobilisation de l'école pour les valeurs de la République, sait que l'institution est attendue au tournant de la laïcité. Hier, elle a consulté l'ensemble des représentants des parents, des enseignants et des élèves pour entendre leurs propositions (lire ci-dessous).

Au collège de Gentilly, le week-end a en partie aidé à calmer les esprits. Certains élèves, dans ce bout de banlieue tout proche du périphérique, ont participé à la grande marche de dimanche. Mais les propos outranciers n'ont pas disparu chez certains élèves, prompts à la provocation ou à l'invention de délires douteux.

« Dans les couloirs, des garçons se demandent : Et toi, t'es pour les terroristes ou pour les Français ? » raconte Christina*, collégienne de quatrième rencontrée hier à la fin des cours, confirmant le récit d'une autre élève de sixième. « C'est ridicule, on dirait qu'ils parlent d'un match de foot », se désole l'ado. Sa mère lui a recommandé de ne pas trop donner son avis, craignant des bagarres entre jeunes. Elle leur a quand même dit qu'elle voulait juste la paix. Hier, certains enseignants du collège sont revenus sur les événements de la semaine dernière. Un professeur d'arts plastiques, notamment, a consacré son cours à la caricature, invitant les jeunes à dessiner ce qu'ils voulaient. Laura et ses copains ont caricaturé le prof. « On a bien rigolé. Tout le monde nous parle comme si on était traumatisés, ...

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