Education nationale : les profs et le PS, un amour déçu

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Education nationale : les profs et le PS, un amour déçu
Education nationale : les profs et le PS, un amour déçu

Ils se sont tant aimés... En février 2012, à l'aube de la dernière élection présidentielle, près d'un enseignant sur deux se disait prêt à voter pour François Hollande. Il faut dire que le candidat PS avait hissé l'éducation au rang de priorité. Mais la réforme des rythmes scolaires, suivie d'un enchaînement effréné d'annonces demandant aux enseignants beaucoup d'efforts, sans contrepartie, a donné un goût amer à la lune de miel. Certes, une revalorisation de leurs salaires a été annoncée, trop tard selon certains, au printemps dernier. Cela suffira-t-il à ramener les déçus dans le giron socialiste ?

 

La tentation de l'abstention

 

« Il faut indiquer tout ce qui a été fait en termes budgétaires, en termes de créations de postes », fait valoir Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS. Sauf que le malentendu entre le corps enseignant et le gouvernement ne s'arrête pas aux portails des écoles. Cambadélis lui-même le reconnaît, « les enseignants peuvent être mécontents de certains éléments comme le débat sur la déchéance de nationalité ou la loi Travail ».

 

Fidèle à sa ligne, le premier secrétaire mise sur la comparaison avec le camp d'en face. « Les enseignants ne peuvent pas placer d'espoir dans la droite », prédit-il, en soulignant que les candidats les Républicains prônent des coupes budgétaires, dont l'Education nationale subira, selon lui, à coup sûr les conséquences.

 

« La droite, c'est la remise en cause de l'Education nationale », achève-t-il. Les enseignants se déplaceront-ils pour autant en faveur d'un candidat socialiste ? Au Snes-FSU, le puissant syndicat des professeurs du secondaire, on en doute. Et on prédit qu'entre la déception inspirée par le PS et le conflit majeur entretenu avec la droite, c'est l'abstention qui risque de sortir grandie du vote enseignant.

 

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