Education : Lucien, 17 ans, n'apprend pas au lycée mais «au fil de la vie»

le , mis à jour à 09:28
2
Education : Lucien, 17 ans, n'apprend pas au lycée mais «au fil de la vie»
Education : Lucien, 17 ans, n'apprend pas au lycée mais «au fil de la vie»

Mercredi après-midi, Lucien, 17 ans, a planché durant quatre heures sur le chapitre 30 de « Candide » de Voltaire. Une répétition générale à une bonne semaine de son épreuve anticipée de bac français. C'est dans sa chambre et non en classe que l'ado parisien s'est trituré les méninges. Et c'est à sa maman Charlotte et non à un professeur qu'il a soumis sa prose.

 

« On regarde ensemble ce sur quoi il a buté, je suis là pour qu'il prenne confiance en lui », encourage cette auteur free-lance qui a écrit l'ouvrage « Instruire en famille » (Editions Rue de l'Echiquier).

 

Depuis une décennie, elle « éveille et accompagne la curiosité » de son fiston. « Je ne suis pas contre le système scolaire. Avec moi, il avait bien marché mais il n'a pas convenu au profil de Lucien », explique cette fille d'une... ancienne directrice d'école publique. Son garçon était au milieu du CE 1 quand elle a opté pour l'enseignement à domicile. « Lucien, pourtant très curieux, n'avait plus envie d'apprendre. Alors je l'ai retiré pour faire autrement », résume-t-elle.

 

«Je m'impose des contraintes juste lorsqu'il faut passer des examens»

 

C'est au palais de la Découverte, au théâtre, au Salon des jeux mathématiques, dans les romans, devant un planisphère ou un jeu d'échecs, que l'électron libre, fan de programmation informatique, poursuit sa scolarité, sans notes sur 20. « J'apprends au fil de la vie. J'ai peut-être un regard différent, plus de recul et je ne suis pas trop stressé », sourit celui qui a « des potes, bien sûr ». En 3e, il a décroché sans trembler son brevet des collèges. « Le plus dur, c'est d'intégrer les codes scolaires, traduire en langage Education nationale une culture générale. Je m'impose des contraintes juste lorsqu'il faut passer des examens en optant pour le bachotage », reconnaît-il. A partir de la rentrée prochaine, il mettra les bouchées doubles pour réussir son bac ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 il y a 6 mois

    Là n'est pas la question, tant bien même sa mère serait la meilleure éducatrice du monde, un gamin hors de la socialisation est perdu. Il connaît quoi dans les rapports avec ses camarades...RIEN, et il continuera à ne rien connaître des rapports humains qui s'établissent dès la maternelle.

  • dotcom1 il y a 6 mois

    Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une mère ancienne directrice d'école publique et assez de revenus pour rester à la maison pour instruire son enfant.