Éducation : le retour du redoublement, beaucoup de bruit pour rien ?

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La France est l?un des pays du monde qui a le plus recours à cette pratique.
La France est l?un des pays du monde qui a le plus recours à cette pratique.

On pourra désormais à nouveau redoubler une classe : c'est le ministre de l'Éducation qui l'a dit. En déclarant début juin dans un entretien au Parisien qu'il n'était « pas normal d'interdire le redoublement », et qu'il y avait « quelque chose d'absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards », Jean-Michel Blanquer pensait peut-être enfoncer une porte ouverte, mais il a réveillé les passions.

Il faut reconnaître que le débat n'était que fraîchement refroidi, depuis que la précédente ministre, Najat Vallaud-Belkacem, avait publié en novembre 2014 un décret rendant le redoublement « exceptionnel ». Une procédure de « maintien », comme on dit dans le jargon, qui ne peut encore se mettre en place que dans deux situations, et « avec l'accord écrit des représentants de parents d'élèves ou de l'élève lui-même, si celui-ci est majeur » : s'il y a eu « rupture des apprentissages » (comme en cas de maladie par exemple), ou si l'élève n'a pas obtenu l'orientation souhaitée en fin de 3e ou de 2de. En résumé, dans tous les autres cas, le passage est acquis d'office. Et c'est sur ce point que veut revenir le nouveau ministre, en « autorisant à nouveau » le redoublement « dans des cas qui doivent rester rares ».

Un peu d'histoire

Et si les discussions sont si animées sur ce sujet, c'est qu'il n'y a pas de consensus...

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