Éducation : le privé a la cote, les écoles musulmanes débordées

le , mis à jour à 12:56
1
Éducation : le privé a la cote, les écoles musulmanes débordées
Éducation : le privé a la cote, les écoles musulmanes débordées

Un enseignement plus personnalisé, des établissements plus autonomes... Cela pourrait être le slogan de la réforme du collège engagée par la ministre de l'Education nationale, mais c'est avant tout ce qui incite toujours plus de parents à se tourner vers l'enseignement privé. Mardi prochain, il y aura quelques milliers d'élèves supplémentaires à faire leur rentrée dans une école, un collège ou un lycée privé. Une augmentation constante « depuis une dizaine d'années », selon Claude Berruer, secrétaire général adjoint de l'Enseignement catholique.

Dans le premier degré, le secteur privé accueillait 897 400 écoliers en 2013 et ils étaient 907 700 l'an dernier. De l'école au lycée, cela représente plus de 2 millions d'enfants (soit 17% des élèves). Et la place manque : selon l'Enseignement catholique, qui représente l'écrasante majorité du privé*, « entre 5 000 et 15 000 élèves » restent à la porte des établissements à chaque rentrée.

Une motivation pas forcément religieuse

« Ce qui attire les familles, c'est avant tout l'attention portée à l'élève et l'implication des parents », explique Caroline Saliou, présidente nationale de l'Apel, Association des parents d'élèves de l'enseignement libre. « La motivation religieuse représente un très faible pourcentage, renchérit Claude Berruer. Les familles qui choisissent l'enseignement catholique mettent en avant le suivi des élèves, la taille des établissements, souvent plus petits que dans le public. Nos équipes sont plus stables, et si on a les mêmes programmes que dans le public, on jouit d'une assez large autonomie. »

VIDEO. Derniers achats avant la rentrée scolaire

Il faut dire aussi que les lycées privés trustent les meilleures places dans les classements du bac, même si la sélection y est plus forte et la mixité sociale plus faible que dans le public... « On est peu implantés dans les villes nouvelles et les quartiers défavorisés ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mo.conta le samedi 29 aout 2015 à 16:53

    caroline saliou parle pour elle et ne dit pas la vérité par crainte voir par peur de la dire