Education : le casse-tête des postes non pourvus

le , mis à jour à 08:15
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Education : le casse-tête des postes non pourvus
Education : le casse-tête des postes non pourvus

Une boutade circule parmi les parents d'élèves à la sortie des cours de récré de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : « Les plus anciens dans l'école ne sont pas les enseignants... mais les CM 2. » La vanne est aussi une vérité : les académies de banlieue parisienne, dont les classes connaissent les difficultés les plus importantes, cumulent également les handicaps en salle des maîtres.

 

C'est là que l'embauche de contractuels non formés, que la proportion de nouveaux enseignants peu accompagnés et que le turn-over des équipes sont les plus importants. C'est là aussi que les concours de recrutement affichent les seuils d'admission les plus bas, forçant chaque année l'administration à laisser des postes vacants faute de candidats sérieux pour les occuper. Cette année, dans l'adadémie de Versailles, 112 postes sur 1 745 n'ont pas été pourvus. Ils le seront par des contractuels qui n'ont passé aucun concours. Un constat peu rassurant pour les parents, que les inspecteurs s'efforcent de tempérer. « Les candidats que j'ai face à moi sont très hétérogènes : il y a des gens en difficulté et d'autres franchement brillants », confie l'un d'eux, qui fait passer les oraux à Créteil.

 

Turn-over et inexpérience

 

Une fois les résultats proclamés, les admis formulent des voeux sur les écoles qui les attirent : les mieux classés étant servis en premier, les plus faibles se retrouvent dans les écoles les moins réputées. « On sait bien qu'on envoie les enseignants les plus fragiles dans les zones où l'on aurait, au contraire, besoin des professeurs les plus affermis. C'est un problème réel », concède Patrick Roumagnac, le secrétaire général du Sien-Unsa, principal syndicat des inspecteurs du primaire. Et sur le terrain, le turn-over « rend encore plus visible l'inexpérience », explique Delphine, mère de deux enfants de CM 1 et CM 2, et membre du collectif des Bonnets d'âne, qui milite pour obtenir des ...

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  • M8252219 il y a 9 mois

    C'est bien connu en "SOCIALIE" Tout le monde il est beau tout le monde il est mignon , c'est la méchante société qui les pervertis car les hommes naissent bons . !!!!!!

  • M8252219 il y a 9 mois

    Le jour ou la "SOCIALIE" aura été virée de l'éducation nationale , les professeurs des écoles pourront asseoir et disposer de leur autorité sans craindre des remontrances et des blâmes , les troublions deviendront plus calmes .

  • timide55 il y a 9 mois

    Que tous les délégués syndicaux se mettent à enseigner , au lieu de préparer des gréves à répétition !

  • ppww il y a 9 mois

    prof: un métier de rêve qui attire de plus en plus.