Éducation de l'enfant : « Rêverie et ennui sont nécessaires »

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INTERVIEW - Martine Menès, psychanalyste, a longtemps été psychothérapeute en centres médico-psycho-pédagogiques. Elle vient de publier L'Enfant et le savoir (Éd. du Seuil).

LE FIGARO. - Pour la psychanalyste que vous êtes, le désir de savoir existe-t-il au départ chez tout un chacun?

Martine MENES. - Oui, sauf situation extrême et pathologique (en cas d'autisme notamment), tout enfant éprouve spontanément le désir d'apprendre, tout simplement parce que c'est vital pour lui. Dès sa sortie du lieu clos et protégé dans lequel il a vécu pendant neuf mois, le nourrisson est obligé pour survivre d'apprendre à saisir et utiliser toutes les ressources disponibles dans son environnement pour sa conservation et sa croissance. D'ailleurs, pour la psychanalyse, le désir de savoir n'est qu'une facette du désir de vivre, qu'on peut aussi appeler libido ou énergie vitale. Naturellement guidé vers les objets de son savoir, le bébé mettra plusieurs semaines à comprendre qu'il y a de «l'autre» aussi sur son chemin...

Justement, comment cet «autre» influe-t-il ou non sur l'accès au savoir de l'enfant?

Il peut y avoir problème quand l'autre -

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