EDRAM transmute son Selective Recovery Europe en Selective Europe

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(NEWSManagers.com) - Lancé en novembre 2008 et bénéficiant de ce fait d'un timing presque idéal, le FCP de droit français Selective Recovery Europe, d'Edmond de Rothschild Asset Management (Edram), a atteint jusqu'à 150 millions d'euros d'encours fin décembre, et il est retombé transitoirement à 100 millions, à la fois en raison de l'effet de marché et des prises de bénéfices de souscripteurs satisfaits que le fonds ait généré une performance de 57 % au 15 juin, pour objectif initial de 50 % sur trois ans.


A présent, les actifs du produit sont remontés à 120 millions d'euros, mais sous un autre patronyme : le fonds a été rebaptisé Selective Europe, avec un changement de stratégie de gestion. Le produit, géré par Philippe Lecoq et Olivier Huet, a quitté sa posture " deep value" qui se justifiait au moment du lancement initial -où la moitié des valeurs européennes se traitaient en dessous de leur valeur actif- pour chercher de la croissance " là où elle se trouve parmi les sous-jacents européens" , explique Philippe Lecoq.
Le fonds est commercialisé activement depuis lundi, les porteurs de la version Selective Recovery Europe ayant été avertis le 4 juin. Les codes ISIN (Part A : FR0010674929 et Part I : FR0010678409) demeurent inchangé.


A présent que la " recovery s'est largement matérialisée" , le portefeuille concentré de 30-50 lignes (48 à l'heure actuelle) sur un univers de 150-200 valeurs " éligibles" , se focalise sur deux thèmes. L'un est structurel : il s'agit de choisir des titres de sociétés les plus exposées aux marchés en croissance. L'autre est plus conjoncturel : Edram sélectionne en complément des valeurs exportatrices vers les pays émergents et qui sont susceptibles de surcroît de bénéficier d'un effet de change favorable.


Le repositionnement de ce produit de " stock-pickers" n'a concerné en fin de compte qu'un tiers de titres d'un portefeuille désormais constitué à 80 % de grandes capitalisations contre 50 % dans l'ancienne formule. Les firmes françaises et allemandes représentent 50 % du fonds, lequel n'a aucune contrainte d'indice (la référence théorique est le MSCI Europe), et 80 % du fonds sont consacrés à la thématique marchés émergents. Le portefeuille n'a pas de valeurs des télécommunications, ni des services collectifs, ni de l'assurance et son exposition aux bancaires se limite à Standard Chartered et HSBC. En revanche, les gérants sont très présents sur les valeurs de la consommation, de l'agroalimentaire, du luxe et de la pharmacie ainsi que sur les titres des matières premières britanniques.

info NEWSManagers

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