Edram se demande si l'élection présidentielle ne va pas être un "épiphénomène"

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(AOF) - Alors que les marchés sont très nerveux depuis le début de la semaine en attendant le résultat de l'élection présidentielle américaine, Edmond de Rothschild AM ose le terme d'"épiphénomène" pour évoquer cette échéance. "Sources de volatilité à court terme, les élections américaines constituent rarement un tournant pour Wall Street et les Bourses du monde entier. Au cours des dernières décennies, les performances enregistrées sur les marchés après l’événement électoral s’avèrent plutôt favorables", rappellent Benjamin Melman et Christophe Foliot.

Le directeur Allocation d'actifs et dettes souveraines et le responsable de la Gestion actions internationales chez Edmond de Rothschild Asset Management notent toutefois que la campagne actuelle a été le théâtre d'une lutte sans merci et que tous les scénarios sont encore sur la table.

"Si Hillary Clinton sort victorieuse du scrutin, les investisseurs tablent sur un Congrès divisé, composé d'un Sénat démocrate et une Chambre des Représentants républicaine. La candidate pourrait donc ne pas avoir totalement les mains libres, notamment en matière de fiscalité, de santé et de dépenses budgétaires. Dans ce cas de figure, l'événement politique de cette fin d'année n'aurait que peu d'incidence sur les marchés, en raison de la continuité avec la politique conduite par l'administration Obama", commencent les gérants.

Moins probable, une vague démocrate, qui déferlerait sur la Maison-Blanche et le Parlement, "surprendrait et incommoderait très certainement les investisseurs". Le Congrès laisserait alors le champ libre à Hillary Clinton pour mettre en œuvre bon nombre de réformes peu favorables à certains secteurs et opérer des changements structurels. Dans ce scénario, des secteurs comme la santé pourraient être pénalisés puisqu'Hillary Clinton a fait part, à plusieurs reprises, de sa volonté de lutter contre la hausse des prix des médicaments.

"En cas de victoire du candidat républicain soutenu par un Congrès acquis à sa cause, ses propositions auraient de grandes chances d'être mises en œuvre. Un pic de volatilité pourrait agiter les marchés, en raison du caractère protectionniste de son programme économique. Si Donald Trump devenait le prochain président des Etats-Unis, les rendements souverains américains pourraient chuter à très court terme. En outre, les perspectives d'activité et de profit dans les pays émergents seraient négativement impactées", prévoient Benjamin Melman et Christophe Foliot, chez Edmond de Rothschild AM.

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