Edram argumente son tropisme pour les matières premières

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(NEWSManagers.com) - Avec le fonds d'actions Commosphere (FR0010701359) qui pesait 73,9 millions d'euros fin avril, Edmond de Rothschild Asset Management (Edram), se positionne résolument sur l'amont des matières premières. Compte tenu de l'évolution des marchés au fil des dernières semaines, il n'était pas inopportun que les deux gérants Emmanuel Painchault, directeur-adjoint, responsable de la gestion actions matières premières & infrastructures, et Raphaël Dubois, gérant actions matières premières & infrastructures, donnent un éclairage sur leur analyse de la situation.

On en retiendra principalement que les matières premières qui ne font pas l'objet de cotations, comme le minerai de fer, le charbon ou les terres rares n'ont pas baissé parce qu'elles ne prêtent pas le flanc à la spéculation comme les métaux cotés ou le pétrole. Autrement dit, la demande physique reste bonne et la prime de livraison demeure élevée, ce qui vaut aussi pour les métaux cotés pour lesquels le prix facial a " dévissé" , souligne Raphaël Dubois.
Concernant le gaz, " surapprovisionné" , les gérants comptent y revenir après l'accident de Fukushima et son incidence sur la demande nippone, mais sans être haussiers. En revanche, par prudence, le portefeuille a été allégé " à court terme" de son exposition à l'uranium (la société australienne Paladin Energy).
Sur le pétrole, Emmanuel Painchault note que les craintes du marché sont complètement justifiées. Dans un environnement où la demande augmentent et les stocks diminuent, les capacités additionnelles disponibles sont situées dans des zones politiquement fragiles.
L'énergie est le plus gros secteur du fonds avec 20 % pour les grandes sociétés intégrées (forte sous-exposition), 22 % pour celles spécialistes de l'exploration et la production ainsi que 14 % pour les services pétroliers (nettes surexpositions).
Les mines et métaux (cuivre, minerai de fer, charbon) représentent 26 % du portefeuille. En outre, le fonds Commosphère est positionné à 5 % sur la potasse, complétant ainsi l'exposition aux produits de base : il faut deux fois plus de cuivre dans une voiture à moteur hybride que pour un véhicule traditionnel et chaque éolienne exige entre 1 et 2 quintaux de terres rares.
Enfin, 10 % du fonds sont investis dans les sociétés aurifères. Malgré la forte hausse qui a pu être observée, les gérants constatent que les banques centrales ne vendent plus de métal jaune, qui peut servir de collatéral pour de la dette. D'autre part, des compagnies comme Goldcorp ou Newmont affichent des coûts de production très inférieurs au cours de l'or, et leurs marges ont été multipliées par 9 depuis la fin des années 90, de sorte qu'une revalorisation est justifiée.
Ces arguments (les aurifères valorisent un cours de l'or de 30 % sous le cours constaté du métal jaune) valent aussi pour le fonds Goldsphere (198 millions d'euros), lui aussi géré par Emmanuel Painchault et Raphaël Dubois.
A noter que, depuis leur lancement en 2008, les deux fonds surperforment leurs indices de référence, avec 24,44 % annualisés contre 21,05 % du FTSE Gold Mines (EUR) pour le Goldsphere lance le 30 septembre 2008, et 27,28 % contre 25,16 % contre un indice composite (60 % MSCI World Energy (NR) EUR) + 30 % MSCI World Material (NR° (EUR) + 10 % FTSE Gold Mines (EUR) pour le Commosphere.


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