Edouard Philippe en visite surprise à Notre-Dame-des-Landes

le , mis à jour à 12:48
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EDOUARD PHILIPPE EN VISITE À NOTRE-DAME-DES-LANDES
EDOUARD PHILIPPE EN VISITE À NOTRE-DAME-DES-LANDES

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Edouard Philippe, a effectué samedi matin une visite surprise à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), alors que l'exécutif compte faire connaître d'ici la fin du mois sa décision sur l'avenir du projet d'aéroport contesté.

Le chef du gouvernement a achevé vendredi ses consultations sur ce dossier, dernière étape avant que l'exécutif - qui doit trancher entre un réaménagement de la plate-forme Nantes-Atlantique ou la construction d'un nouvel aéroport - n'annonce sa décision.

"Pour l'instant (la décision) n'est pas prise, elle exige encore quelques consultations", a déclaré le Premier ministre à la presse en précisant qu'il s'agit d'une "décision difficile à prendre."

"Depuis quelques jours j'ai multiplié les consultations (...) et il était aussi indispensable que je puisse voir parce que vous savez quand quand on veut réfléchir bien, c'est bien d'écouter, c'est bien de lire, c'est bien de voir aussi", a-t-il ajouté.

Lors de ce déplacement destiné à "nourri(r) (sa) réflexion", Edouard Philippe a rencontré le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud, la maire de Nantes, Johanna Rolland et le maire de Saint-Aignan-de-Grand Lieu - commune de la métropole nantaise sur laquelle est implanté l'actuel aéroport - Jean-Claude Lemasson.

Edouard Philippe a réaffirmé que la décision serait prise "avant la fin du mois de janvier" dans ce dossier vieux de plusieurs dizaines d'années.

Le projet d'aéroport, contesté par des militants dont certains sont installés sur le site, a été validé par un référendum local le 26 juin 2016.

Un rapport remis au gouvernement en décembre a ouvert une seconde piste, celle d'un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes, une option qui contraindrait l'Etat à verser un important dédommagement à Vinci, dont une filiale serait le concessionnaire du futur équipement s'il venait à voir le jour.

Quelle que soit l'option retenue, le gouvernement compte évacuer le site de Notre-Dame-des Landes, que des militants écologistes et anticapitalistes occupent depuis 2009 sous le nom de "zone à défendre" (ZAD). [nL8N1P63BZ]

(Eric Faye et Myriam Rivet)

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  • mxnagg il y a un mois

    Enfin un gouvernement de Banquier Nantis qui va osez éradiquer par le Plomb et le déluge de Flamme les Gueux altermondialiste et autres éleveurs de Mouton. L’assaut va être une Boucherie qui va faire de l'audience sur BFM

  • geocor il y a un mois

    Oui, enfin un gouvernement qui traite les problèmes économiques au lieu de les refiler aux suivants, y compris les déficits.

  • Garasixt il y a un mois

    Enfin un Chef d'Etat courageux qui va régler ce problème vieux depuis plus de 50 ans. Il ne faudra pas lui reprocher quoi que ce soit et quelque soit l'issue.