Edouard Carmignac et Klaus Kaldemorgen donnent leur avis sur les marchés actuels

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(NEWSManagers.com) -

Sur la plupart des points de leur présentation commune qui s'est tenue récemment à Munich le 30 mars, Edouard Carmignac le président de la société de gestion éponyme et Klaus Kaldemorgen le gérant vedette de DWS, ont exprimé des vues très proches. Ils sont tous deux convaincus en tout cas que les actions sont la classe d'actifs à privilégier absolument en ce moment. " Actuellement, il est indispensable de basculer structurellement son portefeuille des obligations vers les actions. Et, de toutes façons, les taux d'intérêt sont si bas que, par comparaison, tout autre investissement est plus rentable" . Le gestionnaire allemand préconise toutefois " de savoir garder le pied sur le frein" . En fonction du risque accepté de chacun, " on pourra s'intéresser aux actions à fort dividende, aux matières premières et aux marchés émergents" .

Sur ce dernier point, Klaus Kaldemorgen, qui trouve " malgré tout chères" les actions chinoises et brésiliennes, se montre plus frileux qu'Edouard Carmignac, pour lequel " les valorisations actuelles ne paient pas la prime de croissance qu'elles devraient" . Ce dernier a reconnu " qu'en tant qu'investisseur de long terme, nous souffrons aussi que les institutionnels deviennent plus nerveux. Mais cela nous crée aussi des opportunités?"

Le Français a mis en exergue ses trois grandes idées d'investissement, au stade actuel : d'abord, malgré la baisse au premier trimestre, " il faut se rendre compte que les pays émergents contribuent pour 80 % à la croissance mondiale et que c'est là que se trouvent les opportunités" . D'autre part, les matières premières demeurent un thème de long terme. Et, enfin, les technologiques : " Nos économies ont besoin de se moderniser et de devenir plus compétitives. Or, il y a des très belles sociétés qui peuvent les y aider, et en plus beaucoup sont actives aussi dans les pays émergents" .

La ventilation des portefeuilles

Concrètement, les expositions de DWS et de Carmignac au risque japonais sont demeurées inchangées après le tsunami et l'accident de Fukuchima : elle reste de 12-13 %, en surpondération de 3 points, pour le gestionnaire allemand et " heureusement nulle" pour le français.
Klaus Kaldemorgen a reconnu que sa maison " a manqué la hausse de 2010 et n'a que 5 % en actions de pays émergents, surtout des technologiques, des services pétroliers ou des prestataires de services à Singapour, Taïwan et Hong-Kong" . En revanche, chez Carmignac Gestion, " les actions émergentes représentent 32 % du total, dont 14 points pour la Chine, 8 pour l'Inde et 4 pour le Brésil" .

Concernant les Etats-Unis, DWS y est investi en actions à moins de 30 % et se focalise sur les technologiques, les industrielles et les pharmaceutiques, alors que la maison de la Place Vendôme est exposée à 33 %, mais des valeurs à vocation mondiales dans l'énergie , les matières premières et les technologiques.

La même remarque vaut pour l'Europe où " LVMH, Richemont ou Novo Nordisk, par exemple, ont une activité dans le monde entier et ne sont pas cantonnés au Vieux Continent" . Klaus Kaldemorgen est en revanche favorable aux bonnes maisons solidement implantées. DWS affiche 40 % d'allocation à l'Europe, dont l'essentiel en Allemagne et en France.

info NEWSManagers

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