Edmond de Rothschild AM passe la barre des 50 milliards d'euros sous gestion

le
0

(NEWSManagers.com) -

Très bon début d'année pour Edmond de Rothschild Asset Management. Les actifs sous gestion de la société viennent de franchir la barre des 50 milliards d'euros, a indiqué le 16 avril à Newsmanagers Laurent Tignard, responsable global du métier de la gestion d'actifs du groupe Edmond de Rothschild. " La collecte du premier trimestre a dépassé celle de l'an dernier pour la même période" , a souligné le dirigeant.

Et l'année 2014 s'était déjà plutôt bien passée puisqu'Edmond de Rothschild AM affichait un encours de 48,8 milliards d'euros à fin décembre contre 45,5 milliards d'euros un an plus tôt. Une progression de plus de 3 milliards d'euros d'une année sur l'autre qui se partage entre 1,1 milliard d'euros de collecte nette et 2,2 milliards d'euros d'effet marché. Les encours du groupe s'élevaient à 136 milliards d'euros fin 2014, contre 133,6 milliards un an plus tôt, dont 69,2 milliards d'euros pour l'Asset Management Global et 66,8 milliards d'euros pour la banque privée globale.

Dans le détail, la collecte nette de 1,1 milliard d'euros a été affectée par des rachats significatifs sur les fonds monétaires et les fonds garantis pour un montant de 1,5 milliard d'euros. En revanche, la collecte auprès des investisseurs institutionnels, qui représentent un peu moins de 50% des actifs sous gestion, s'est élevée à 1,5 milliard d'euros et la collecte liée à la distribution externe (réseaux, 27% des encours) a représenté 1,1 milliard d'euros.

Parmi les six centres de gestion dont dispose Edmond de Rothschild AM à travers le monde, Paris demeure le centre névralgique : les expertises basées dans la capitale française sont multiples (actions européennes, actions américaines, actions émergentes -Inde, Amérique du Sud-, allocation d'actifs, taux, high yield, crédit, dette financière) et représentent 25 milliards d'euros d'encours.

Par ailleurs, a souligné Laurent Tignard, 18 milliards d'euros ont été distribués auprès de clients français. La dette d'infrastructure, avec le fonds Bridge, a particulièrement bien fonctionné en France. Cette stratégie gérée depuis Londres a attiré quelque 850 millions d'euros d'engagements de la part de clients français dont 600 millions d'euros sur le fonds lui-même qui est un fonds de prêts à l'économie et 259 millions d'euros sur un mandat. Le fonds a déjà investi près du quart de ce montant dans différents projets. Egalement très demandés, le fonds d'actions américaines, l'un des plus gros en Europe avec un encours de 2,1 milliards d'euros, et le fonds EDR Global Healthcare, dont les actifs sous gestion dépassent les 500 millions d'euros et qui a dégagé une performance de 25% depuis le début de l'année après 38% l'an dernier.

L'autre grand marché d'Edmond de Rothschild AM est évidemment la Suisse, avec un encours de 11 milliards d'euros, dont 6 milliards d'euros d'actifs sous gestion investis dans des produits de multigestion alternative pilotés à partir de Genève et Londres. En Europe vient ensuite l'Allemagne qui affiche 2,1 milliards d'euros d'encours. L'an dernier, trois mandats ont été gagnés sur la dette émergente. Une première pour Edmond de Rothschild AM qui n'avait pas jusqu'ici remporté de mandat obligataire en dehors de la France et de l'Italie. Et en ce début d'année, la société de gestion a récidivé avec l'obtention d'un ticket de 200 millions d'euros auprès d'un multigérant spécialisé dans les fonds de mandats.

Autre marché important et en plein développement, l'Italie où la collecte nette s'est élevée à 600 millions d'euros, ce qui a porté l'encours sous gestion à 1,7 milliard d'euros. Le gros de la collecte provient de quatre mandats institutionnels remportés l'an dernier auprès de fonds de pension en gestion diversifiée et en gestion actions émergentes. La Belgique, où Edmond de Rothschild distribue ses fonds par le biais d'un partenariat avec BNP Fortis, représente un encours de l'ordre de 2 milliards d'euros.

Hors d'Europe, l'activité se développe en Asie, avec des actifs sous gestion de 2,7 milliards d'euros, dont une part significative au Japon. Comme en Belgique, Edmond de Rothschild progresse dans cette région du monde au travers de partenariats. Au Japon par exemple, le partenariat avec Nikko a permis d'enregistrer l'an dernier une forte demande sur les actions européennes et sur un fonds spécialisé sur le luxe.

Edmond de Rothschild AM a par ailleurs ouvert un bureau commercial en Chine continentale à Pékin pour cibler la clientèle chinoise. Dans cette perspective, un fonds d'actions internationales à destination de la clientèle chinoise est en préparation, là aussi par le biais d'un partenariat avec un acteur local.

Parmi les autres développements envisagés cette année, il est question d'un deuxième fonds dédié à la dette d'infrastructure. " L'appétit pour la classe d'actifs reste intact, notamment en raison des perspectives offertes par le plan Juncker, et, comme vous le savez, les banques ne sont plus aussi présentes que par le passé sur les infrastructures" , souligne Laurent Tignard. Dans un environnement durable de taux bas, Edmond de Rothschild AM entend aussi pousser les feux de solutions patrimoniales comme le fonds EDR F Income Europe, qui a dégagé une performance totale de 6% en 2014 et qui depuis le début de l'année caracole autour de 7%...

Elodie Witting

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant