Edissimmo un lifting efficace

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La collecte (16m€) en ce début d'année est similaire à celle de la même période de 2013. Les bonnes nouvelles sont ailleurs. Le taux d'occupation financier ne cesse de progresser ce qui laisse présager d'un rendement similaire à l'année dernière (11,5€) ... mais aussi peut être « une possible hausse » au dernier trimestre.

La stratégie de rajeunissement d'Edissimmo (Amundi Immobilier) s'est confirmée tout au long de l'année dernière. 124 m€ ont été investis sur 5 acquisitions. Dans le détail, ce sont 2 actifs de bureaux (Paris et Charenton, 52m€) 2 en hôtellerie (Tignes et Morton, 55m€) et 1 en commerce (Dijon, 17 m€), le tout pour un « rendement moyen de 6,44 % ». En parallèle, l’anticipation des risques locatifs sur des immeubles « à risque technique à court terme sans devenir avérés et sans potentiel de revalorisation locative » a mené à la cession de 3 actifs (des bureaux à Paris et à Gennevilliers, 32 M€). Enfin, le lifting ne serait pas complet sans une injection de travaux.

Conduite par le principe de maintenir un niveau de provision pour gros travaux correspondant à 2,5 années de travaux du plan quinquennal (2, 58 m€), l' «eu-jeunisme » de la SCPI aboutit « à rompre avec la détérioration constante du taux d'occupation financier depuis plusieurs années ». Mieux, en amélioration constante chaque trimestre, le TOF augmente de 2,65 % entre 2012 et 2013. Il termine à l'année à 86,45%. Une reprise encourageante mais pas suffisante reconnaît Amundi Immobilier. La vacance au même niveau que 2012 (91 322m2) reste néanmoins concentrée sur quelques immeubles, -6 en particuliers- lesquels représentent un manque à gagner annuel de 10m€ soit 10 % des recettes immobilières. Enfin, la société de gestion a sorti sa calculette. En retrouvant un taux d'occupation financier équivalent à celui des autres SCPI (autour de 95 %) Edissimmo encaisserait 9m€ de loyers supplémentaires par an. De quoi améliorer sa rentabilité « par le double effet de l’augmentation des recettes et de la diminution des charges à supporter quand les immeubles sont vides ». Le message est clair. Il faut enlever les « points noirs ». D'ores et déjà, les opérations du 1er trimestre 2014 ont permis d’enregistrer 4 relocations significatives (6 500m2) pour un revenu global de 1,7m€ ... Dernière en date, à effet au 1er juin, l’immeuble Eko (Rueil Malmaison, 1376m2) a trouvé preneur. Il apportera 2,45m€ par an dans la cassette de la SCPI. Autant de bonnes nouvelles dont l'effet immédiat est une nouvelle progression du TOF (87,3 %) à la fin du premier trimestre.

La distribution prévisionnelle sur 2014 s'annonce donc sans surprise.

Amundi Immobilier murmure déjà « une légère hausse possible au 4ème trimestre en fonctions des résultats ». Pour le moment, en tous cas, elle envisage de verser 11,50 € par part soit une DVM (distribution sur valeur de marché) de 5,1 % pour un prix de souscription de 225€. Compte tenu des réserves accumulées les années précédentes, la distribution sera décomposée entre 4,5€ au titre des plus values et 7€ de résultat. Le solde viendra conforter le report à nouveau. Destinées à assurer ses arrières, les réserves s'élèvent dorénavant à 0,71€ par part contre 0,54€ en 2012.


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