EDF vise deux EPR de plus en France à l'horizon 2030-document

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    PARIS, 21 janvier (Reuters) - EDF  EDF.PA  ambitionne de 
mettre en service deux réacteurs nucléaires de type EPR "nouveau 
modèle" en France à l'horizon 2030 et prévoit de les bâtir avec 
des partenaires, selon un document interne au groupe obtenu par 
Reuters. 
    Quatre réacteurs EPR sont aujourd'hui en construction dans 
le monde : un en France à Flamanville (Manche) et un en Finlande 
(OL3), qui connaissent d'importants retards et surcoûts ; et 
deux en Chine, à Taishan. 
    EDF, qui projette en outre jusqu'à quatre EPR en Angleterre, 
négocie actuellement le rachat de l'activité d'Areva  AREVA.PA  
en charge de construire le réacteur et travaille avec le groupe 
nucléaire à l'élaboration d'un EPR "nouveau modèle" (NM) moins 
coûteux. 
    "L'objectif d'EDF est de mettre en service une paire d'EPR 
NM (financés à 51% par EDF) en France à l'horizon 2030, ouvrant 
ainsi la voie au renouvellement du parc existant", a indiqué le 
groupe dans un document présenté jeudi lors d'un comité central 
d'entreprise, au cours duquel il dit vouloir supprimer jusqu'à 
4.200 postes en France en trois ans.   
    Le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, avait indiqué en octobre 
qu'il prévoyait "plusieurs dizaines" d'EPR NM en France à 
l'horizon 2050 et que des partenaires pourraient être associés 
au renouvellement du parc français. 
    Toujours selon le document obtenu par Reuters, l'électricien 
prévoit au total de mettre en service jusqu'à dix EPR d'ici 2030 
en France, au Royaume-Uni et à l'international. 
    Dans un autre document présenté au CCE, EDF a indiqué qu'il 
devrait engager cette année des négociations avec l'Etat 
français en vue d'obtenir une indemnisation liée à la fermeture  
de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), prévue pour 
la fin 2018 au moment de la mise en service de l'EPR de 
Flamanville. 
    "En 2015, une réflexion a été engagée afin de déterminer 
l'indemnisation qu'EDF demandera à l'Etat, dans le cadre de la 
fermeture anticipée de Fessenheim. Il s'agit bien, à l'horizon 
fin 2018, d'une fermeture anticipée, puisque les réacteurs 
n'auront pas atteint les 40 ans de fonctionnement et que nous 
avions prévu de les mener jusqu'à 50 ans au moins", a souligné 
EDF dans le document. 
    "En 2016, les négociations entre EDF et l'Etat sur cette 
indemnisation doivent s'engager. Lorsqu'elles auront abouti le 
conseil d'administration d'EDF sera à même de se prononcer sur 
le principe de fermeture de la centrale de Fessenheim." 
    Une porte-parole d'EDF n'a pas souhaité commenter ces 
informations. L'Etat français détient près de 85% de la société. 
 
 (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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